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dimanche 27 avril 2008

Lu sur Tunisia Watch : Accès refusé








e mercredi, on vient de me couper ma connexion Internet. Ainsi ça recommence encore pour la énième fois pendant les dernières années. Ainsi je ne pouvais plus depuis ce jour tenir mon journal en ligne « TUNISIA Watch » ni poster les notes que j’écris parfois sur mon blog. Bien que censuré en Tunisie, je trouve de mon devoir de continuer à apporter une autre image de mon pays, celle que la censure et la propagande cherche à occulter. L’intérêt que reflète le nombre des lecteurs, essentiellement d’Europe et du Maghreb, ne fait que m’encourager à persévérer. Aujourd’hui d’autres amis collaborent avec moi en postant directement leurs textes. J’espère que d’autres se joindront à eux par solidarité en participant à son contenu.

Je commence par ce qu’aurait fait normalement tout citoyen. J’appelle mon fournisseur d’accès pour signaler le dérangement. La voix qui me répond à l’autre bout du fil me demande les coordonnées nécessaires pour s’assurer de la validité de mon abonnement. Soudainement la ligne est coupée. C’est normal, cela arrive souvent ici, je recommence à appeler une autre fois le même numéro. C’est une autre voix qui me répond, je lui fais signaler que j’étais avec son collègue et que je viens juste d’être coupé. La personne avec courtoisie me demande les mêmes indications sans prêter attention à ma remarque. Elle me dirige ensuite sur une page pour réviser les coordonnées de mon abonnement. Tout semblait en règle, elle me demande à la fin d’accéder par le login et le mot de passe inscrits sur le bon de mon abonnement. Rien à faire, accès refusé. Elle me demande d’essayer une autre fois en faisant attention aux majuscules, minuscules et espaces comme ils sont inscrits. Elle va jusqu'à me demander de compter le nombre d’étoile avant d’appuyer sur le lien d’accès mais sans succès à chaque fois.

Alors on me demanda de patienter un peu et de rappeler dans une heure. Qu’est ce que j’ai d’autre à faire ? Une heure largement passée après, je reprend le téléphone et je compose le même numéro. C’est une troisième voix qui me répond. J’essaye de rappeler l’historique de ma réclamation. La personne me fait comprendre que c’est l’équipe de l’après midi et qu’elle va tout recommencer avec moi depuis le début. En bout de compte on arrive au même résultat. Mon téléphone fonctionne normalement, mon abonnement est payé à l’avance pour un an il y a juste un mois et l’accès fourni par mon opérateur est toujours refusé. La personne chargée normalement de me dépanner se trouve ainsi bloquée sans moyen convaincant pour justifier une telle situation, elle me demande alors avec toute la gentillesse qu’on peut imaginer de patienter encore et de rappeler dans une heure tout en raccrochant sans attendre mon consentement.

Personnellement je ne peux plus le refaire pour me trouver avec une nouvelle opératrice qui me mène en bateau jusqu’au même résultat. J’ai arrêté, c’est ma femme qui a pris le relais pouer aboutir enfin à une promesse de leur part de faire une réclamation auprès de la compagnie de téléphone et de lui répondre dans quelques jours.


Wait and see



En fait ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. Aujourd’hui je ne compte plus le nombre de nouvelles lignes téléphoniques auxquelles j’ai du souscrire au cours des cinq dernières années sous diverses identités pour pouvoir accéder à un service public normalement garanti sur le même pied d’égalité à tout tunisien. La dernière fois j’ai du attendre plus de six mois le rétablissement de la connexion Internet sur ma ligne téléphonique sans résultat avant de souscrire la nouvelle ligne qui vient d’être coupée aujourd’hui. C’est ainsi qu’on agit pour établir les règles sur lesquelles se fonde la dictature de Ben Ali. Il y a au dessus de la loi des règles non écrites auxquelles on vous apprend à vous plier. Pour chaque mot, pour chaque geste, on vous apprend à réfléchir par deux fois avant de le prononcer ou d’agir avant de subir les conséquences de votre inadvertance.

Ainsi on a abouti à l'installation, dans l’esprit de chaque tunisien, de son propre surveillant au service de Ben Ali, de sa dictature et des intouchables autour de lui. On doit rester à un seuil peu élevé et agir sur une plateforme restreinte comme le disent très bien les expérimentés. Respecter les tabous sacrés de la dictature, ne pas franchir les lignes rouges et se complaire dans un discours de mécontent lâche qui fait pitié. Ainsi on est étroitement tenu en laisse par notre oppresseur sans jamais pouvoir rien changer à notre sort ni moins encore à celui de notre pays.


Yahyaoui Mokhtar – Mercredi 26 Avril 2008



jeudi 31 janvier 2008

Décés d’un lycéen des suites des coups reçues hier lors de la dispersion d’une manifestation à Jbeniana






ne marche lycéenne spontanée de protestation effectuée par les écoliers du lycée secondaire de Jbeniana contre les augmentations des prix hier après midi à Jbeniana c’est terminé par un drame après l’intervention musclé de la police pour la disperser.

Parmi les victime de cette intervention le jeune Bassem ben Fraj qui à été transporté à l’hôpital ou il a été gardé est décédé aujourd’hui, comme on vient de l’apprendre à sa famille.

Bassem ben Fraj est en deuxième année secondaire au lycée de Jbeniana, il a reçu les coups de matraque de la police sur le crâne hier lors de la manifestation. Il ne s’est pas relevée de son coma jusqu’a l’annonce de son décès par les médecins à sa famille aujourd’hui.

Lu sur Tunisia Watch


jeudi 6 décembre 2007

Tunisnews hacked



e journal en ligne TUNISNEWS vient de subir une attaque. Cette action de piratage à fait disparaître totalement ses archives de la toile. On ne voit plus sur le lien du site que cette inscription « TUNISNEWS HACKED PAR BRK2 » au milieu de l’écran avec la photo reproduite en haut

La disparition du site a été signalée depuis hier « la requête vers http://www.tunisnews.net donne une erreur 403 (accès non autorisé). De même si l’on cherche à y accéder par Google cache, on y arrive mais, ensuite, les liens vers les différentes éditions demeurent bloqués. » par Astrubal. On doutait déjà que quelqu’un voulais donner le coup de grâce final à ce journal.

L’annonce le premier décembre par les gestionnaires du site de l’arrêt de leur publication après 7 ans et 7 mois a pris tout le monde par surprise. Des réaction amers ont été partout exprimés, tellement la publication s’est imposée au passage des années comme un source incontournable d’information indépendante et ouverte à tous dans un pays ou la liberté de la presse et d’expression sont totalement bloqués. Les messages de protestation et d’exhortation ont fini par amener les responsables du site à reconsidérer leur décision le 4 décembre 2007 :

« Nous n’avons pas pu obtenir de votre part la permission de prendre notre retraite. Un grande majorité parmi vous nous a fait comprendre que TUNISNEWS n’est plus notre affaire personnelle et qu’il s’agit dorénavant d’un projet patriotique, de portée nationale et civilisationnelle.

Les causes - personnelles et de force majeure - qui nous ont poussé à prendre la décision - pénible et trés difficile - n’ont malheureusement pas changé mais nous décidons de reprendre le travail tout en fixant un délai (La fin de notre 8éme année d’existence) pour élaborer un projet qui assurera- nous l’espérons- la pérennité, l’élargissement et l’amélioration de TUNISNEWS… »


Cette décision saluée par tous les sites indépendants n’aurait que l’effet d’une démobilisation face à la véritable épreuve que vient de subir ce journal citoyen. Ce n’est pas la première fois qu’il subit une semblable attaque et on ne peu que douter des origine d’un tel acharnement. Mais c’est le prix du combat pour la liberté, un archive de 2772 jours à reconstituer.

Bon courage TUNISNEWS, certain ont tendance à oublier que Tunisnews n’est pas un journal mais avant tout un instrument de combat pour alerter et dévoiler les supplices et les persécutions que subissent tout ceux qui ont besoin de son support derrière notre rideau de fer pour faire parvenir leurs voix.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis Le 06 12 2007

jeudi 26 juillet 2007

Appel à Solidarité







es mercenaires de la dictature Tunisienne ont procédé aujourd’hui à une attaque contre ce Blog ( http://tunisiawatch.rsfblog.org ), Une opération criminelle qui à fini par détruire complètement les quelques 650 articles de son contenu ainsi qu’une quantité équivalente de documents, photos et rapports concernant les luttes démocratiques pour la liberté, la justice et le libre expression en Tunisie. Mon blog personnel à subi le même sort en même temps

Ce blog d’information sur la Tunisie qui a été mis en ligne grâce à RSF en geste de solidarité après la destruction de mon blog précédent http://yahyaoui.blogspot.com , il y a sept mois à pu s’affirmer en cette courte duré comme une source d’information indépendante sur la Tunisie par le flux de lecteurs qui le consulte quotidiennement du monde entier. Face à cette audience interne et internationale la dictature à procédé à sa censure il y a moins de deux mois. Une censure qui à privé beaucoup de tunisiens d’une source indépendante d’information mais dont la majorité ont pu le surmonté comme l’attestait le nombre des lecteur anonyme qui occupe la troisième position dans les statistiques de ses lecteurs.

Face à la déroute du système d’information officiel et le détournement massif observé depuis quelques temps des journaux, radios et télévisions officiels qui sont devenu synonyme de désinformation, propagande et manipulation une attaque en règle à été observée depuis quelques semaines visant tous les sites et blogs dissidents ou opposé à l’information truqué que la dictature veut imposer. Après l’échec de la stratégie de la censure la dictature a commencé à procédé depuis quelque temps par l’infiltration des sites visées et la destruction pure et simple de leur contenu. Cela c’est répété deux fois en moins d’un mois pour le site PDP info et pour plusieurs autre sites qui l’ont signalé ces dernière journées.

Aujourd’hui que la Tunisie commémore un demi siècle de dictature sous couvert d’une proclamation de République qui n’a jamais existé et alors que la dernière dépêche concernant le dernier discours de son président « prône l'audace de la presse et ordonne la création d'une nouvelle TV » beaucoup sont encore assez naïf pour croire que la dictature cherche à procéder à plus d’ouverture alors qu’elle ne fiait que s’enfoncer davantage dans sa fuite en avant avec l’illusion de restaurer la crédibilité perdue de sa parole et de son information.

Les temps ont changé, la dictature par ces procédés ne fait que montrer qu’elle est en train de se battre en retrait. L’opinion publique nationale autant qu’internationale, sont en train de se rendre compte de sa triste réalité. Il suffit de constater à l’image des commémoration de ce triste cinquantenaire d’une république volé qu’il n’a été retenue et évoqué dans la rue comme par les médias internationaux que par le relâchement de quelques prisonniers politiques et d’opinion sous les pressions internes et les interventions internationaux.

J’appelle et j’implore tous les tunisiens à croire que cette sombre ère va bien tôt finir, à se solidariser et à travailler tous dans la même voie de la liberté en faisant éclater toutes les vérités que cette dictature tient à cacher pour dissimiler la face hideuse de sa véritable nature. J’appelle aussi tous nos amis nombreux dans le monde entier de ne pas se réjouir démesurément de la libération de Mohamed Abbou car en plus des centaines de tunisien innocents encore en prison ou exilés des millier ne sont qu’en sursis aux portes des prisons.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis 26 Juillet 2007



Après la censure le piratage !



Capture d'écran du blog Tunisia Watch



ette après-midi le blog d’information Tunisia Watch à été piraté. Les inconnus qui se donnent le nom de CI3 Team, ont réussi à pénétrer la base de données du blog pour y effacer méthodiquement les plus de 650 post qui s’y trouvaient ainsi que les nombreux documents audio et vidéo.

Cela s’est passé alors que Mokhtar Yahyaoui, l’administrateur du site, était entrain de publier un texte et il a donc pu constater « en direct » que les post s’effaçaient les uns après les autres. Comble du vice, « les vaillants pirates », ont utilisé, pour signer leur « œuvre » le compte de Sami Ben Abdallah, un compte parmi d’autre qui semble avoir été choisi au hasard.

Julien Pain, responsable de la section Internet chez RSF, qui héberge le blog sur sa plate forme RSF Blog, s’est étonné de cet acte de piratage lors d’un entretien qu’il a eu avec Mokhtar Yahyaoui tout en promettant de faire le nécessaire pour essayer de rétablir les archives effacées par les pirates. En effet, RSF blog, qui est une plate forme dédiée aux journalistes et aux cyberdissidents, offre un service de sauvegarde des fichés pour ce prémunir de ce type d’attaque.

On reconnaît ici aisément les méthodes minables des barbouzes de la polices de l’internet alors que certains sont allés trop vite en besogne en se réjouissant de ne plus les voir à l’œuvre. Les voilà rassurés ! La police de l’internet et ses mercenaires sont bien là ! Une preuve supplémentaire que malgré les discours bidons et de circonstances du "garant de la république" comme il s'est auto-proclamé, les intentions et les méthodes restent les mêmes.



mardi 29 mai 2007

Lu sur Tunsia Watch :






L’accident de Fouchana du 17 mai subi par une brigade de la garde nationale aurait entraîné la mort des 12 agents.



e grave accident survenu le jeudi 17 mai 2007 sur la route régionale n°39, reliant Fouchana à Naassan (Gouvernorat de Ben Arous), à la suite d'une collision entre un poids lourd et un véhicule de la Garde nationale transportant 12 agents et dont un bilan provisoire avait fait etat de la mort de 5 agents de la garde nationale aurait vu son bilan s’alourdir entraînant la mort des 12 douze agents qui été abord de la véhicule de la garde nationale. Tous des jeunes recrus qui ont vu ainsi leurs vie tronqués laissant dans la douleurs et le chagrin leurs familles et leurs amis.

L’affaire avait commencé suite au meurtre d’un propriétaire d’un taxiphone de la localité suite à une opération de vol avec agression à l’arma blanche dont il a fait l’objet de la part d’un criminel notoire de la région. Déplacé sur les lieux le substitut du procureur de la république aurait été empêché d’accomplir sa mission par des délinquants qui cherchaient à protéger l’agresseur et l’obligeant à rebrousser chemin. Ce qui a nécessité l’intervention de la brigade décimée par l’accident. L’intervention de la brigade terminée, c’est lors de leur retour de leur mission qu’ils ont subi le choc frontal du camion poids lourd sur la route de Fouchana vers Naasaan non loin du lieu de leur intervention

Le black out sur l’information concernant ce drame ne permet pas toujours de savoir s’il s’agit d’un accident ordinaire ou d’une opération qui visait délibérément le véhicule de la brigade des agents de la garde nationale.

Une autre, fois et en moins d’un mois après le drame du concert de Star Académie de Sfax un autre drame plus grave encore est occulté et les tunisiens sont privés de leur droit d’être informé. Un droit fondamental garantie par la constitution.

TUNISIA Watch