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mercredi 24 décembre 2008

jeudi 18 décembre 2008

"3001 L'odyssée de l'info" : L'Express.fr ouvre ses portes aux blogueurs !




Pour fêter son 3001ème numéro, l’Express ouvre son site internet aux bloggeurs pour une opération spéciale le 7,8 et 9 janvier. Joliment baptisée « 3001 odyssée de l’info », l’opération « veut offrir une réelle expérience et une vraie tribune aux blogueurs » dit le premier billet publié sur le blog des coulisses de l’événement. Devant une initiative aussi séduisante, du moins au premier abord, je ne pouvais pas refuser l’invitation et je me suis donc rendu mardi dernier à la première conférence de rédaction au siège de l’Hebdo.

Pour ne pas faillir à mes habitudes et alors que j’ai tout fait pour être à l’heure, j’arrive dans la grande salle au 6ème étage avec 5 bonne minutes de retard ! Et comme c’est toujours le cas à chaque fois qu’on installe des chaises en rangs, les dernières places disponibles sont toujours celles qui se trouvent bien au milieu du premier rang, juste en face de celui qui parle. Mais surtout cela te condamne à tourner le dos à 90% des présents. N’ayant guère le choix, je m’installe. Le temps de faire connaissance avec Renaud, mon voisin d’infortune, et d’écouter une brève présentation de l’opération, Eric Mettout, le rédacteur en chef de la version net de l’hebdo, prend la parole et rentre assez rapidement dans le vif du sujet.

« Ça va pas se faire sans écueil » annonce-t-il en parlant de cette collaboration entre Journalistes et blogueurs mais nous rassure sur le fait qu’il est important que chacun de nous garde sa manière de faire et j’avoue que cela m’a effectivement rassuré (Eric Mettout parle de l'opération sur Le blog de la blugture). Le principe est donc le suivant : Après le choix des sujets, chaque bloggeur sera en contact avec un journaliste « référent » et son stagiaire. Les journalistes sont là pour répondre à nos questions et nous aider dans nos recherches ou démarches. Le rédac chef et son adjoint chapeautent le tout. Eric Mattout à même assuré qu’il lira tout et qu’il jouera pleinement son rôle de rédacteur en chef. Voilà qui nous promet des discussions intéressantes. Il est aussi à noter que pendant la durée de l’opération, les moyens de documentations et les locaux même de l’hebdo seront à la disposition de ceux qui le désirent !

Après les présentations, le choix des sujets. Les sujets « froids » repérés par la rédaction ont fait l’objet de discussions. Certains d’entre eux vont être traités conjointement ou dans des approches différentes par la rédaction et par des blogueurs. D’autres, ont été proposés par des blogueurs. Tous acceptés, à part un sujet sur « l’utilité de la réouverture des maisons-closes », ne correspondant pas « aux valeurs de l’hebdo » selon le rédac chef ! Les sujets à traiter sont très variés et la majorité des blogueurs qui se sont exprimés, ont préféré rester dans les sujets qu’ils traitent habituellement. ( Les détails avec le live blogging de Laurent )

Le bilan de cette soirée à l’Express est globalement positif, bien que je regrette qu’on n’ait pas eu le temps de faire réellement connaissance mais tout a été fait pour qu’on puisse garder le contact. Tout le monde a été un peu trop sage à mon gout mais attendons de voir comment cela va se passer quand il s’agira de discuter des premiers jets. D’ici le 8 janvier date du 3001ème numéro de l’Express, j’aurais certainement l’occasion de mieux connaitre le fonctionnement du site internet et la manière de travailler de la rédaction. Je suis également curieux de savoir si obtenir des informations sera plus facile si je me présente en disant que l’article sera publié sur l’Express.fr ?

Voilà donc, mes deux sujets en poche je me lance dans cette aventure avec beaucoup d’enthousiasme mais quelques appréhensions dues principalement à la différence qui existe, à mon sens, entre le travail d’un blogueur et celui d’un journaliste. Le premier exprime une opinion alors que le deuxième à plutôt tendance à se cantonner aux faits. Mais ce qui est certain c’est que les deux auront beaucoup à apprendre l’un de l’autre. La lueur qui a brillé dans l’œil d’Eric Mettout à la proposition d’une blogueuse de suivre le retour des ouvriers des usines Renault qui vont fermer pendant les vacances de noël, en a été, à mon avis, une preuve.

Alors ! Que l’odyssée commence !

Crédits photo : Richard Ying.


mardi 4 novembre 2008

lundi 16 juin 2008

Violentes attaques subies par l’équipe de Nawaat.org



ujourd’hui l’équipe de Nawaat a subi la plus brutale des attaques comparativement à toutes celles subies antérieurement. Le Blog de Nawaat a été défacé, les bases de données effacées également. Cette attaque a concerné aussi bien le Blog de Nawaat, que celui de Sami Ben Gharbia et d’Astrubal. De même, les bases de données de l’agrégateur de Nawaat n’ont pas été épargnées.

Nous avons commencé la restauration, mais les blogs remis en ligne ne sont pas cependant exempt de quelques dysfonctionnements sur lesquels nous travaillons. Nous donnerons de plus amples informations dès que possible. Pour l’instant, bien que le blog de Nawaat soit remis en ligne, nous avons encore des difficultés à mettre correctement en ligne des informations.

Que ceux qui ont porté cette attaque sachent qu’à chaque fois, l’équipe de Nawaat mettra un point d’honneur à ce que l’indisponibilité des blogs soit la plus courte que possible. Et à ce jeu, nous serons toujours les vainqueurs. Ils ont l’argent et les moyens, nous avons la détermination pour ne pas être réduit au silence.

nawaat will survive



لقد تمت اليوم قرصنة موقع نواة و إتلاف جميع محتوياته التي تحوي أربع سنواة من أرشيف العمل السياسي و الحقوقي و النشاط الألكتروني التونسي. و تعد هذه القرصنة الأخطر منذ ولادة موقع نواة سنة 2004، مع الذكر أن محاولات القرصنة لم تتوقف يوما لا عن نواة و لا عن مدوناتنا. .و قد قام القراصنة بإتلاف محتويات موقع نواة و مدونة صدربعل و تمكنوا من دخول قاعدة البيانت و أتلفوها بالجملة.

إلا ان الأمر الذي لا يعلمه هؤلاء هو أننا لن نستسلم يوما للقرصنة و التخريب و الحجب و أن مواقعنا و مدوناتنا الحاضرة و التي ستولد غدا و بعد غد ستكون كما كانت دائما فضاءا لفضح أساليب هذا النظام الذي اتخذ من المعلومة الحرة عدوا. فاليعي هؤلاء أننا سنهزمهم و أن زمام المبادرة على الشبكة سيكون بأيدينا.

و كما قلناها سنة 2004 بعد أول محاولة تخريب تعرض لها موقع نواة، نعيدها اليوم:أنا أقاوم فأنا موجود



L’équipe de Nawaat.org





samedi 12 janvier 2008

"Lois de séries" et "Lois de conneries"






ous avez certainement tous entendu dire qu’«un malheur n'arrive jamais seul» ou que «jamais deux sans trois». Tout le monde a vécu ces moments où des événements totalement improbables s'enchaînent, des rencontres, des contrariétés ou même parfois des bonnes nouvelles qui nous donnent l'impression que cela est régi par une «loi des séries». Mais sous l’aspect faussement prémonitoire de ces adages se cache pourtant une certaine vérité qui explique l’accumulation de coïncidences, ou autrement appelé, hasard. Bien qu’il semble échapper à toute rationalité, c'est même sa nature, il peut être mis en équations. Et celles-ci peuvent servir à démasquer ce que l'on nomme « la loi des séries ». Pour mieux appréhender cette « loi », les mathématiques, qui se préoccupent beaucoup du hasard, possèdent quelques outils. Ainsi en est-il des probabilités, capables de quantifier les phénomènes aléatoires. Le hasard ne serait en fin de compte qu’une vulgaire histoire de probabilités* ?

Ainsi, par exemple, en théorie, il y a une chance sur deux d'avoir un garçon ou une fille. De même pour le lancer d'une pièce, chacune des deux faces ayant la même chance d'apparaître. Mais cela ne veut pas dire qu'une famille ne pourra pas avoir six filles ou que l'on ne pourra pas voir sortir dix fois de suite la face pile d'une pièce non truquée. Les lois du hasard nous disent simplement que la probabilité d'avoir six filles et aucune garçon est d'une chance sur 64 (0,0156), une telle famille sera donc plus rare que les autres, et que celle de voir sortir la même face de la pièce dix fois de suite est de 1 chance sur 1 024 (0,001).

Mais là où les probabilités deviennent plus intéressantes, c'est précisément dans l'étude des séries de coïncidences. Quand on veut savoir si des événements apparemment indépendants peuvent être liés. Prenons l'exemple des accidents d'avion. Il arrive parfois que les crashs se suivent de près. Ce fut le cas en 2005 par exemple, avec cinq crashs entre le 2 et le 23 août. Plus de 300 victimes en une vingtaine de jours. En regardant de plus près, des mathématiciens ont constaté que pendant les dix années précédentes, il y a eu environ 20 000 décollages par jour et un accident pour 500 000 vols. La probabilité d'un accident est donc de 1 pour 500 000. La probabilité qu'il y ait 5 crashs en même temps est donc quasiment impossible. Par contre, la probabilité que 5 crashs se produisent sur une période de 22 jours n'importe quand dans l'année est de 0,1, soit une «chance» sur 10 d'observer une telle série dans l'année. Ce qui n'est pas négligeable et permet de mettre en cause le hasard.

Il est vrai que la variable humaine est un peu plus complexe que celle d’un objet ou d’une mécanique puisqu’après un événement, et avant de faire face à un éventuel second événement, l'être humain s’imprègne d’une expérience qui le modifie et modifie par conséquences sont comportement. La spirale de l'échec, par exemple, met en conditions défensives et prépare, en quelques sortes, un nouvel échec. Par ailleurs, bien que l'individu dispose bien d'un libre-arbitre contextuel difficile à probabiliser, les comportements de groupe eux sont plus facile à déterminer d'un point de vue probabilistique car il s'agit de fonctionnements sociaux, reflexes, voire naturels.

On se basant sur ces faits statistiques et considérant la variable humaine et les spécificités historiques, politiques, et sociétales de la Tunisie, la probabilité qu’on avait pour se retrouver aujourd’hui sous le règne d’une dictature avec des atteintes graves aux libertés individuelles, une mise au pas des moyens d’informations, un désintérêt assumés des citoyens de leurs rôle dans la société ainsi que le triomphe de l’esprit du déni et de l’exclusion, la probabilité qu’autant de comportements déviants s’expriment dans une même société, est loin d’être négligeable et n’a surtout rien à voir avec le hasard ou la fatalité.

Comme il est tout aussi vrai, qu’aussi infime soit elle, chaque probabilité à une chance de se réaliser. Donc aussi improbable soit elle, la possibilité de voir un jour nos libertés respectées en Tunisie, d’y lire une presse libre, de voir certains bloggeurs, par exemple, s’intéresser à autre chose qu’à leur petites personnes, que d’autres bloggeurs arrêtent de les féliciter pour leur nombrilisme où, improbabilité suprême, voir la fin de l’apartheid qui sévit sur les agrégateurs des blogs tunisiens, aussi infinitésimale soient-elles, ces probabilités sont réalisables, la science des probabilités acceptant tout à fait la survenue de miracles qui ne sont, en fin de comptes, rien d’autre que des probabilités proches du zéro.

La question qui s’impose alors est celle de connaitre la probabilité pour que ces événements se réalisent tous dans un laps de temps bien déterminé. Personnellement je n’ai pas de réponse à cet épineux problème mais il est certain que pour le résoudre, il faudrait impérativement prendre en compte « la variable humaine » et chercher aussi bien dans « les lois de séries » que dans « les lois de conneries ».



* Nombre, compris entre 0 et 1, que l'on attribue à un événement susceptible de se produire en fonction des informations que l'on possède sur lui. La valeur 0 est celle que l'on attribue à un événement que l'on estime impossible, la valeur 1 à un événement qu'on estime certain de se produire.



jeudi 10 janvier 2008

Le e-président Arash Derambarsh défend son mandat




lébiscité par la presse après sa victoire à l’élection du "Facebook président" Arash Derambarsh est aujourd’hui sous les feux de la critique de cette même presse qui n’avait comme d’habitude rien compris à cette élection qui n’était rien d’autre qu’un jeu proposé par une application de celles qui pullulent sur Facebook. Une ignorance des nouvelles tendances sur Internet que les journalistes voulaient faire payer à ce malheureux « e-président » à défaut de pouvoir s’acharner sur le président Sarkozy.

Même s’il est vrai qu’Arash à un peu profiter de l’ambigüité qui entourait cette élection pour alimenter son buzz médiatique – beaucoup pensait que c’était des élections proposées par le site Facebook lui-même – ça ne justifie pas pour autant tant d’acharnement. Pour permettre à Arash de défendre son point de vu, le bloggeur Aurélien Véron publie sur son blog un droit de réponse du e-président que je publie ici à mon tour.
"J'ai 28 ans et je vis à Courbevoie non loin de Paris. Je prépare le concours d'avocat avec comme spécialité le droit pénal et la criminologie. Je suis également directeur de collection dans une maison d’édition en charge du service politique et personnalité publique.

120 000 personnes ont téléchargé l'application « Facebook Président » de septembre à décembre 2007 (devenu « e-president » depuis le 1er janvier 2008) et ont donc voté. Ce qui n'est pas négligeable. Mais je suis devenu le président d'un potentiel électoral de 60 millions d'utilisateurs. La campagne a duré quatre mois durant lesquels, je tiens à le préciser, je n'ai pas investi d'argent.

Facebook est une page blanche que l’on complète avec une infinité d’applications. Cette fameuse application « Facebook President » utilise la marque déposée Facebook. D’où la confusion…

J'ai mené une campagne de manière très active, fondée sur des idées bien définies qui relèvent de l'international. Il ne s'agissait pas d'un débat franco-français. Pour exemple, l'un des points de mon programme de campagne était le combat contre certains groupes racistes et antisémites sur Facebook, forts de 150 000 inscrits, qui appellent entre autre à la destruction de l'Etat d'Israël.

Je me suis battu contre ce groupe car j'entends prôner la tolérance entre les trois religions monothéistes sur Facebook. Je me suis également engagé pour la défense de la Francophonie dans un univers au coeur duquel l'anglais règne en maître absolu. Facebook ne dispose pas d'interface en français ou en toute autre langue d'ailleurs. Autre point de mon programme de campagne, le combat contre l'illettrisme, phénomène grandissant chez les utilisateurs d'Internet enclins à l'utilisation d'un langage tronqué et atrophié. C’est pourquoi j’ai sollicité des logiciels informatiques afin d’adapter la lecture intuitive sur Facebook. Enfin, la cybercriminalité était l'un des sujets phare de ma campagne. Combattre la cyberpédophilie, la cyberescroquerie et la cyberdélinquance est pour moi essentiel aujourd'hui.

Je souhaite un réseau plus propre, mieux régi avec une traçabilité plus importante sans pour autant tomber dans un fichage systématique. J'aimerais voir naître un système d'immatriculation non pas des utilisateurs mais des machines calquées sur le modèle français de l’immatriculation des véhicules et plus performants que l'IP, avec des garde-fous permettant de protéger l’internaute contre le fichage commercial et contre les atteintes aux libertés individuelles.

Alors oui, j’ai mené campagne en faisant du buzz. J’ai fait un mea culpa concernant le pouvoir de ce président qui n’a qu’une page interactive sur www.facebookpresident.com. Ai-je tué quelqu’un ? Ai-je volé quelqu’un ? De plus, j’ai mené cette élection avec une équipe de campagne virtuelle réunissant plus de 900 personnes sur ma page Facebook.

Le président « virtuel » de Facebook est en poste pour une période de quatre mois et on passera à autre chose.

Qu’est-ce qui est le plus important finalement ? Le buzz médiatique, que l’on dénonce ou les valeurs humanistes que je défends ?

Arash Derambarsh"

dimanche 6 janvier 2008

vendredi 28 décembre 2007

Toujours sans nouvelles du bloggeur Fouad Al-Farhan !






ouad Alfarhan, l’auteur du célèbre blog alfarhan.org a été arrêté le 10 décembre 2007 à Jiddah ou il réside avec sa femme et ses deux enfants. Près de 20 jours après son arrestation, le plus connu des bloggeurs saoudiens est toujours en détention dans les locaux des services du ministère de la sécurité intérieur sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Selon son épouse, contactée par Global Voices Advocacy, Fouad a été arrêté au siège de sa société, le lundi 10 décembre et accompagné à son domicile par des agents du ministère de l’intérieur qui ont procède a une perquisition durant laquelle son ordinateur portable a été confisqué. Sans révéler les charges qui pèsent sur son mari les agents l’ont tout de même informé qu’il sera mis en détention provisoire pendant un mois durant lesquels aucune visite ne serait autorisée. Mme Alfarhan a également affirmé que l’arrestation de son mari était liée à ses écrits sur son blog.

Ce n’est pas la première fois que Fouad ait à faire avec la police saoudienne. L’année dernière il a été enlevé par des agents en civil et contraint de fermer son blog. Une interruption forcée qui n’a duré que quelques mois suite auxquels Fouad a finalement décidé de reprendre le blogging. Se confiant à ses amis, Fouad se savait déjà dans la ligne de mir du ministère de l’intérieur comme il l’expliquait dans un courrier envoyé à quelques uns de ses amis quelques jours avant son arrestation :
« On m’a informé qu’il existe un ordre officiel émanant d’un haut responsable du ministère de l’intérieur pour m’interroger. Ils m’arrêteront à n’importe quel moment durant les deux semaines qui suivent.

Tout cela parce que j’ai écrit sur les prisonniers politiques en Arabie Saoudite. Ils pensent que je suis entrain de monter une campagne sur internet pour promouvoir leur cause. Tout ce que j’ai fait était d’écrire quelques textes et réaliser quelques bannières et demander à d’autres bloggeurs de faire de même.

La personne qui m’a révélé cette information m’a demandé de collaborer et de signer des excuses. Je ne suis pas sur que je suis prêt à le faire. Des excuses pour quelles raisons ? M’excuser pour avoir dit que le gouvernement ment quand il accuse ses personnes de supporter le terrorisme ?

La source m’a également demandé de s’attendre au pire à savoir mon arrestation pendant 3 jours le temps d’établir un rapport sur moi avant de me relâcher. Il se peut aussi qu’il n’en est rien mais si cela durait plus que 3 jours, il faut que cette lettre soit révélée à tous…Je ne veux pas être oublié en prison. »
En réaction à cette arrestation injuste, plusieurs bloggeurs se sont réunis pour organiser une campagne en ligne pour demander la libération de Fouad. Que ce soit sur le blog de la campagne de soutien ou sur son propre blog qui continu d’être mis à jour par ses amis ou encore sur le groupe créé sur Facebook, des dizaines de messages de soutiens de bloggeurs saoudiens mais aussi des internautes de toutes les nationalités, s’indignent de cette arrestation arbitraire et exigent la libération de Fouad Alfarhan. Le bloggeur Sami Ben Gharbia, responsable de Global Voices Advocacy et ami de Fouad se dit « triste de voir qu’un bloggeur soit arrêté et réduit au silence pour avoir exercé sa liberté d’expression pour condamner le terrorisme et promouvoir des reformes politiques dans son pays. »

Plusieurs organisations non gouvernementales ont également condamné cette arrestation. Dans un communiqué du 24 décembre 2007, The Arabic Network for Human Rights Information, s’inquiète de cette détention et exige des autorités saoudiennes de révéler les raisons de cette arrestation. Exigence également formulée par The Committee to Protect Journalists qui par la voix de son directeur exécutif, Joel Simon déplore que Fouad soit « secrètement détenu depuis plus de deux semaines sans aucune charge contre lui » et « appelle les autorités saoudienne à le libérer immédiatement ». Pour sa part, Reporters sans frontières, regrette que « Les réformes et l’ouverture annoncées par le roi Abdallah Ibn Al-Saoud sont toujours sans effet sur la vie quotidienne des Saoudiens. » en rappelant que L’Arabie Saoudite figure sur la liste des "treize ennemis d’Internet" et qu’elle occupe la 148e place sur 169 du classement mondial de la liberté de la presse établi par l’organisation en octobre 2007.

Ceux qui connaissent le blog de Fouad apprécient surtout son courage et le ton résolument audacieux de ses écrits. Toujours avec élégance et humour Fouad brosse un portrait sans concession du milieu politico-affairiste de son pays. Il est également l’un des plus virulents détracteurs du double jeu du pouvoir saoudien sur la question du terrorisme international. Toute en condamnant la violence dans toutes ses formes, il appelle dans son blog au dialogue et aux reformes politiques indispensables pour envisager un avenir meilleur dans son pays. C’est pourtant ce discours courageux, pacifique, modéré et réformateur qu’on reproche à Fouad Al-Farhan. Raison de plus pour ne pas l’oublier en prison et permettre ainsi aux autorités saoudiennes de le réduire au silence.



lundi 24 décembre 2007

vendredi 23 novembre 2007

40 jours, déjà !



’ai découverts cette note à travers le blog d’Emma Benji. Elle a été postée sur le blog de Habib Bouhlila et dans la quelle il publie une lettre de son amie qui a perdu son père dans les récentes inondations qui ont endeuillé notre pays.

Le texte est fort et émouvant et sonne comme une charge contre « l’incompétente et la corruption qui règnent en maîtres dans notre cher pays. ». Je le publie ici en répondant à l’appel de Emma Benji de le publier par le maximum de bloggeurs pour « qu'une telle mort, due à l'incompétence humaine, ne passe plus inaperçue.»

« Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil*». Espèrerons seulement, qu’un jour, on honorera ses sacrifices et ses deuils en retrouvant notre Liberté.

*Hafid Aggoune. "Quelle nuit sommes-nous ?"


" 40 jours que le sol s’est craquelé pour que tu reposes dans ton tombeau d’asphalte, ce tombeau des hommes, creusé par la main de l’homme.

Avant de connaître la sérénité de la terre, tu as été englouti dans l’antre des bêtes féroces et cupides !


40 jours et 40 nuits durant lesquels le souvenir vivace de tes sourires et de tes gestes me hantent et me torturent.


Souvent, il me semble entendre le tintement de tes clefs, ta voix de ténor, si unique, qui berçait nos journées ou encore une de tes blagues sans pareilles qui déridaient même les plus récalcitrants. Mais ce ne sont hélas que des réminiscences d’un passé à jamais révolu.


Pourquoi ? Parce que l’incompétente et la corruption règnent en maîtres dans notre cher pays.

Un père de famille n’est plus. Un homme d’exception, qui a marqué tous ceux qui ont croisé sa route. Il a vécu, construit, éduqué merveilleusement ses enfants pour finir dans un trou !! Est-ce cela inquiète quelqu’un ?

Non bien sûr, les responsables dorment paisiblement, satisfaisant leur cupidité sans bornes.
S’ils oublient, moi je n’oublie pas et je donnerais jusqu‘à dernière goutte de mon sang pour venger mon père.

A ceux qui soutiennent que c’était la volonté de dieu, je répondrais que la main de l’homme n’en ai pas moins responsable.
J’aimerais pouvoir étreindre le feu ardent qui me consume chaque jour, mais il est en moi, pour toujours. J’écris pour qu’on n’oublie pas cet homme exceptionnel, ce rayon de soleil, cet ange parti trop vite.

Des enfants, des hommes, des femmes sont partis durant cette journée noire, emportant avec eux leurs projets, leurs histoires, leurs secrets. Pour la dignité du genre humain (si elle existe !!), ayons une pensée pour ces martyrs et essayons d’éviter d’autres catastrophes à l’avenir."


Paix à son âme...


dimanche 23 septembre 2007

Entretien avec Raouf Ben Yaghlane

"L'autre: c'est moi, autrement"
Raouf Ben Yaghlane

Entretien avec Raouf Ben Yaghlane lors de son derinier passage à Paris. Réalisation: Malek - Production: StrangeBox


ésolé de ne pas pouvoir me présenter comme il le faut car je viens de découvrir que je ne sais pas qui je suis au juste…» C’est ainsi que Raouf Ben Yaghlane se présente sur son nouveau blog. Alors vous comprenez que pour moi qui voulais à travers ce billet le présenter à la blogosphère, c’est un peu raté !

Il est vrai qu’on connait tous l’acteur Raouf Ben Yaghlane, que ce soit pour le plus grand nombre, comme un acteur comique, où pour les plus initiés comme un de ceux qui ont contribué à faire la réputation prestigieuse du théâtre d’auteur tunisien. Produit de la grande époque de Ali Ben Ayed, le maître incontesté de la scène théâtrale tunisienne, Il a joué avec et pour les plus grands et reste aujourd’hui l’un de nos plus talentueux acteurs. Réduire donc Ben Yaghlane à son répertoire comique c’est méconnaitre l’étendu de son talent. A travers ses personnages, plus complexes et « complexés », les uns que les autres, Ben Yaghlane pratique en réalité un art total qui souhaite mettre fin au cloisonnement des genres. Son travaille intègre toutes les dimensions de l'individu, aussi bien le tragique ou le sublime que le grotesque et le comique.

Mais l’individu Raouf Ben Yaghlane, l’« Etre » qu’il est, reste méconnu et cela même pour lui-même ! Alors on comprend mieux le recours à ces personnages comiques qu’il maltraite à souhait, et qui ne sont en réalité qu’un prétexte pour explorer ses propres complexes et faire face à ses propres peurs et par conséquences nous permettre d’affronter les nôtres. C’est donc à la recherche de « ce Raouf » que je me suis rendu chez lui lors de son dernier passage à Paris pour tenter de percer sa complexité qui se trouve aussi être celle de chacun d’entre nous.

L’accueil fut chaleureux et le courant est très vite passé avec ce communiquant né. La rencontre qui avait débuté entre deux bloggeurs qui se connaissaient à-peine, c’est transformée au fils du temps en une conversation décontractée où la franchise et le manque total de langue de bois furent la règle. Au point où j’avais vraiment du mal à sortir ma caméra pour filmer ces instants comme par une réaction égoïste, volant garder ce privilège pur moi tout seul. Mais après quelques heures d’une discussion aussi agréable qu’intéressante je me suis résigné à commencer à filmer. Je me suis donc caché derrière ma caméra comme pour disparaitre en posant le moins de questions possibles laissant la liberté à Raouf de se présenter et de nous livrer son approche du blogging qu’il voit surtout comme un moyen de s’affranchir de toutes les formes de censure. Inutile de vous en dire plus, le mieux étant de l’entendre le raconter lui-même (voir la vidéo). Cet entretien aurait pu se prolonger jusqu'à pas d’heure, aucun de nous n’avait vraiment envi que cela s’arrête, mais à 10 minutes du « iftar » (la rupture du jeûne), il me fallait bien se résigner à laisser Raouf partir la où il était attendu depuis déjà un moment.

Dans le métro qui me ramenait chez moi et avec les mots de Raouf qui résonnaient encore dans ma tête, je n’arrivais toujours pas à comprendre comment un artiste d’un tel calibre ne puisse pas trouver la place qu’il mérite dans notre espace médiatique pourtant sinistré. Comment expliquer que son spectacle « echikouloulou », qui traite de l’éducation sexuelle et de la prévention contre le sida ait été officiellement torpillé par (et c’est encore plus inimaginable) le ministre de la culture lui-même, qui voyait en ce spectacle, qui regorge d’ingéniosité pédagogique, un danger pour « l’harmonie familiale » et qui ne voyait aucune utilité à le promouvoir et l’encourager. Comment se fait-il que son dernier one man show « inaaber wella men abbarchi », qui traite de la nécessité vitale de s’exprimer et de l’importance fondamentale de la parole soit exclu de fait de tous les festivals nationaux et régionaux. Comment est-il concevable, et alors que la télé tunisienne offre sans compter ses espaces publicitaires à des productions douteuses alors qu’elle reste désespérément fermée au travail de Raouf Ben Yaghlane. Beaucoup de questions auxquelles je ne trouve pas de réponses sauf celle de la peur de ceux qui nous gouvernent face à un ésprit libre qui refuse «la politisation de la culture » lui préférant « la « culturisation » de la politique » !




lundi 10 septembre 2007

Lessons in digital advocacy

spent Friday at the Berkman Center with my friend Sami ben Gharbia, the director of Global Voices’ advocacy project. Of the hundreds of people I’ve met through GV, Sami is near the top of the list of people I’m always learning from. He’s channeled some of the energy from his personal passion for freedom in Tunisia into a campaign for free speech online for everyone, everywhere. And in the work he and his Tunisian colleagues do to promote freedom of expression in Tunisia is continuing to push the envelope of what’s possible in the world of digital advocacy.

Sami pointed me to a new campaign put together by his comrade in arms, Astrubal, the author of the Apple 1984 remix… the one that preceded the Obama remix by three years. The target of their campaign is Tunisian President Ben Ali and his private plane. The Tunisian press rarely reports on Ben Ali’s trips outside of Tunisia - as Sami put it in a blogpost, translated by Amira Al Hussaini for Global Voices: “As we all know, Tunisian President Ben Ali has cut down on his travels since 2005, as he rarely leaves his safe fortifications in Tunisia. Records also show that his trips to Europe during the time those pictures were taken did not exceed three. He visited Geneva in December 2003, Rome in May 2004 and Malta in June 2005.”

fueled at taxpayer expense, is being used to accomodate vacations in the south of Spain or shopping excursions in the fashion centers of Europe. Astrubal and others have found numerous photos of the Presidential plane in European airports, photographed by amateurs and posted on sites like airliners.net and jetphotos.net. Using the photos, their locations and dates, Astrubal has built a flightplan for the Presidential jet, and rendered it in Google Earth, adding text, photos of the planes and a dramatic score.


The result is a little over the top, but it’s a compelling (and funny) way to draw attention to a situation that might represent abuse of presidential power. In an age where most advocacy groups are just starting to figure out how to use blogs or mailing lists, it’s impressive to see activists sewing together Google Earth, community photography sites and video authoring.

The Tunisian government may have thought it was compelling as well. Dailymotion, a popular French video sharing site, is once again blocked in Tunisia, possibly due to the presence of the video. There’s a subtext to the questions Astrubal is asking in his video, Sami tells me, undertones that would be clear to me if I knew more about Tunisian politics. Ben Ali is quite old and is believed to be somewhat infirm - frequent, unreported travel to Europe might indicate that he’s seeking medical care outside Tunisia. Or frequent trips to Malta might reflect that the plane is being used for business travel by the President’s wife.
Whether or not you’re worried about the use or abuse of the Tunisian president’s plane, there’s something very cool about seeing the wide range of tools Tunisian activists are willing to use to promote their struggle against a dictatorial government. I’m always learning from Sami, and advocates as a whole should be watching the Tunisian activists closely, looking for lessons in digital advocacy.

Publié Sur le Blog de Ethan Zuckerman, September 8, 2007

Lu sur : Nawaat.org



mardi 4 septembre 2007

Qui censure Dailymotion en Tunisie ?

Post rédigé avec la précieuse collaboration d'Astrubal



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'est la fin pour nous Tunisiens de ce service de partage de vidéos en ligne, le célèbre dailymotion.com est censuré en Tunisie". C’est en ces termes que le blog Escalier 7 a lancé, hier 3 septembre 2007, l’alerte concernant le blocage du site Dailymotion en Tunisie. Information confirmée un peut plus tard par Mahmoud sur son blog qui a affiché pour accompagner son post le logo de la dernière compagne pour débloquer Dailymotion en Tunisie. Campagne qui a été menée par un groupe de blogueurs tunisiens suite au premier blocage du site survenu entre le 1er et le 9 avril 2007. L’information a ensuite été vérifiée et publiée par Sami sur le site de Global Voices Advocacy.

En effet, comme l’a expliqué Nart Villeneuve dans son article intitulé « Tunisia, SmartFilter & DailyMotion », (voir le résumé en français), si le site Dailymotion a été inaccessible en Tunisie, c’est parce qu’il a été catalogué Pornographique par SmartFiltr. Cette catégorie étant interdite en Tunisie, le site a donc été automatiquement bloqué. Cet incident avait alors démontré comment une décision prise par une entreprise privée de filtrage peut affecter l’utilisation d’Internet dans tout le pays. Alors que, et contrairement à la prudence qui avait accompagné le premier blocage, la blogosphère n’hésite pas cette fois-ci à parler ouvertement de censure délibérée. Reste alors à démontrer si ce blocage est dû à une intervention de SamrtFilter ou à une volonté de blocage délibéré par la police tunisienne du net ?

Pour la première question, la réponse se trouve sur le site de Secure Computing dans la rubrique SmartFilterWhere où il est possible de vérifier en temps réel la catégorie dans laquelle se trouve un lien donné. Pour les 3 bases de données du logiciel SmartFilter, dailymotion est respectivement catalogué « Streaming Media, Media Sharing », « Personal Pages, Streaming Media » et « Personal, MP3 Sites ». Ces résultats écartent d’emblé la piste d’un blocage automatique dû à l’indexation de dailymotion dans une catégorie censurée en Tunisie comme c’était le cas pour le premier blocage du site le mois d’avril dernier. On peut également écarter l’hypothèse selon laquelle l’ATI aurait rajouté à ses catégories interdites celles dans lesquelles se trouve dailymotion aujourd’hui, puisque cela revient à bloquer tous les sites de partage ainsi que les sites personnels tels les blogs. Or, les sites de partage de vidéos comme YouTube et Google Vidéo qui se trouvent d’ailleurs dans la même catégorie que Dailymotion, sont accessibles normalement de la Tunisie. Et à part les blogs et sites déjà censurés, aucun autre cas de censure n’a été constaté suite au blocage de Dailymotion.

Impression d’écran – Classification de dailymotion par Smartfilter. Serveurs mis à jour le 03/09/07

L’hypothèse d’un blocage automatique dû à un changement de catégorie sur SmartFilter étant écartée, c’est en Tunisie qu’il faudra donc chercher la réponse. Pour cela, l’aide de l’application 403 Access Denied Checker, va s’avérer d’une grande utilité. Avec l’aide d’un ami en Tunisie (que je remercie infiniment), un test a été lancé aujourd’hui 04 septembre à 02h06, dont les résultats sont sans appel. En effet, la réponse à la requête pour le site Dailymotion est un « 403 accès refusé » alors que la requête faite au même moment par le navigateur affiche le fameux « 404 page introuvable » !

Impression d’écran – Résultat du 403 Access Denied Checker pour le fournisseur d’accès TopNet. Test effectué le 04/09/07 à 02h06 en Tunisie.


Pour aller encore plus loin dans la démonstration, j’ai communiqué les résultats de ce test à Astrubal, le concepteur du Checker pour qu’il effectue le même test (une dizaine de minutes plus tard) avec la même liste, mais cette fois-ci de France. Le résultat est encore une fois sans appel : Tous les sites qui affichaient le fameux « 403 » affichent désormais le message « 200 », signe que les sites sont bien disponibles et ne connaissent aucun problème d’ordre technique. D’ailleurs, la vidéo suivante montre d’une manière plus que convaincante le passage de tous les sites au vert une fois le test effectué en France.

Après avoir chargé le test de TopNet effectué à Tunis (ou l'en voit les blocages en rouge),
un nouveau test est lancé à partir de France. Le résultat est éloquent.
Test et vidéo effectués par Astrubal


En se basant sur ces deux tests, on peut affirmer sans risque que le blocage de Dailymotion est bel et bien un acte de censure délibérée. Mais à la question "qui est à l’origine de cette censure, où plutôt qui « gère » ces censures?", la réponses précise demeure à trouver. En effet, même si le test effectué démontre que TopNet, fournisseur de la connexion (qui a servi audit test) bloque l’accès au site Dailymotion, on ne peut pas affirmer si cela est dû à une intervention faite par ses propres services ou si cette censure a été décidée par l’ATI. En effet, cette dernière qui joue aussi le rôle d’un fournisseur d’accès aux particuliers, fourni surtout les "tuyaux" utilisés par les différents FAI tunisiens.

Le blocage des sites s’effectue donc vraisemblablement, au moins, à deux niveaux :

- Au niveau des fournisseurs d’accès, chaque FAI a la possibilité de filtrer le trafic selon les directives qu’il reçoit ou l’excès de zèle dont il fait preuve.

- Au niveau de l'ATI, le trafic des ISP passant par son infrastructure pour le routage extérieur, celle-ci a la possibilité également de bloquer des sites sur l’ensemble du territoire Tunisien.


Le premier cas de censure de dailymotion avait permis de constater que le site a été disponible chez le fournisseur Exabyte alors que pour TopNet il était encore censuré; ce qui pouvait d’ailleurs laisser croire que les différents FAI utilisent directement les services de SmartFilter.

La solution qui est à notre portée pour savoir qui fait quoi dans cette affaire, consisterait à faire des tests avec le « 403 checker » pour le maximum (l’idéal tous) de FAI en Tunisie. Rien de plus simple que de lancer cette application, très facile à utiliser et respectueuse de l’anonymat de ceux qui l’utilisent, pour récolter le maximum d’information sur ces pratiques et arriver in fine à décortiquer les mécanismes de la censure en Tunisie. Vous pouvez donc télécharger ici la dernière version du Checker et faire le test vous-même. Vous trouverez sur ce lien* comment faire pour l’utiliser, bien que cela ne soit pas vraiment nécessaire tellement l’utilisation de cet outil est intuitive. Vous pouvez ensuite faire remonter l’information en envoyant le résultat à l’adresse suivante : 403checker@gmail.com ou en le publiant sur votre blog ou site personnel.

Bien que les méthodes de censure en Tunisie ne dupent plus personne, il reste tous de même à démontrer la responsabilité de chacun des acteurs du secteur de l’Internet en Tunisie. Que ce soit les FAI privés, l’agence gouvernementale ATI ou les services de la police de l’Internet. Pour cela, l’implication des utilisateurs de cet outil est indispensable. C’est seulement en montrant clairement que la volonté des censeurs de banaliser ces pratiques ne marchent pas sur les internautes tunisiens qu’on arrivera peut être à faire reculer ces pratiques indignent de notre pays. Il ne s’agit pas ici de solidarité entre blogueurs ou de mouvements organisés dans ce sens mais tout simplement, pour chacun d’entre nous, de défendre son outil qui (et je pense, qu’on sera tous d’accord là-dessus) est indispensable pour nous tous. Alors internautes tunisiens, tous à vos Checker !

PS:

Pour visualiser le résultat de ce test sur votre Checker ou faire le test vous même avec cette liste vous pouvez télécharger ici le fichier XML

Si vous ne voulez pas faire le test complet et se contenter de vérifier seulement l'adresse de dailymotion, téléchargez ce fichier et mettez le à la place du fichier Url_to_check déjà existant

Si vous n’arrivez pas à accéder à la page de téléchargement du 403 Access Denied Checker vous pouvez le télécharger ici :

- Version pour Windows 98/XP
- Version pour Mac OS X
- Version pour Linux

Pour télécharger les fichiers clique droit => enregistrez-sous

Pour envoyer vos fichiers ou pour de plus amples informations : 403checker@gmail.com


* ce manuel a été réalisé pour la première version du Checker. pour les dernières versions l'utilisation est encore plus simplifiée.



jeudi 26 juillet 2007

Appel à Solidarité







es mercenaires de la dictature Tunisienne ont procédé aujourd’hui à une attaque contre ce Blog ( http://tunisiawatch.rsfblog.org ), Une opération criminelle qui à fini par détruire complètement les quelques 650 articles de son contenu ainsi qu’une quantité équivalente de documents, photos et rapports concernant les luttes démocratiques pour la liberté, la justice et le libre expression en Tunisie. Mon blog personnel à subi le même sort en même temps

Ce blog d’information sur la Tunisie qui a été mis en ligne grâce à RSF en geste de solidarité après la destruction de mon blog précédent http://yahyaoui.blogspot.com , il y a sept mois à pu s’affirmer en cette courte duré comme une source d’information indépendante sur la Tunisie par le flux de lecteurs qui le consulte quotidiennement du monde entier. Face à cette audience interne et internationale la dictature à procédé à sa censure il y a moins de deux mois. Une censure qui à privé beaucoup de tunisiens d’une source indépendante d’information mais dont la majorité ont pu le surmonté comme l’attestait le nombre des lecteur anonyme qui occupe la troisième position dans les statistiques de ses lecteurs.

Face à la déroute du système d’information officiel et le détournement massif observé depuis quelques temps des journaux, radios et télévisions officiels qui sont devenu synonyme de désinformation, propagande et manipulation une attaque en règle à été observée depuis quelques semaines visant tous les sites et blogs dissidents ou opposé à l’information truqué que la dictature veut imposer. Après l’échec de la stratégie de la censure la dictature a commencé à procédé depuis quelque temps par l’infiltration des sites visées et la destruction pure et simple de leur contenu. Cela c’est répété deux fois en moins d’un mois pour le site PDP info et pour plusieurs autre sites qui l’ont signalé ces dernière journées.

Aujourd’hui que la Tunisie commémore un demi siècle de dictature sous couvert d’une proclamation de République qui n’a jamais existé et alors que la dernière dépêche concernant le dernier discours de son président « prône l'audace de la presse et ordonne la création d'une nouvelle TV » beaucoup sont encore assez naïf pour croire que la dictature cherche à procéder à plus d’ouverture alors qu’elle ne fiait que s’enfoncer davantage dans sa fuite en avant avec l’illusion de restaurer la crédibilité perdue de sa parole et de son information.

Les temps ont changé, la dictature par ces procédés ne fait que montrer qu’elle est en train de se battre en retrait. L’opinion publique nationale autant qu’internationale, sont en train de se rendre compte de sa triste réalité. Il suffit de constater à l’image des commémoration de ce triste cinquantenaire d’une république volé qu’il n’a été retenue et évoqué dans la rue comme par les médias internationaux que par le relâchement de quelques prisonniers politiques et d’opinion sous les pressions internes et les interventions internationaux.

J’appelle et j’implore tous les tunisiens à croire que cette sombre ère va bien tôt finir, à se solidariser et à travailler tous dans la même voie de la liberté en faisant éclater toutes les vérités que cette dictature tient à cacher pour dissimiler la face hideuse de sa véritable nature. J’appelle aussi tous nos amis nombreux dans le monde entier de ne pas se réjouir démesurément de la libération de Mohamed Abbou car en plus des centaines de tunisien innocents encore en prison ou exilés des millier ne sont qu’en sursis aux portes des prisons.

Yahyaoui Mokhtar – Tunis 26 Juillet 2007



Après la censure le piratage !



Capture d'écran du blog Tunisia Watch



ette après-midi le blog d’information Tunisia Watch à été piraté. Les inconnus qui se donnent le nom de CI3 Team, ont réussi à pénétrer la base de données du blog pour y effacer méthodiquement les plus de 650 post qui s’y trouvaient ainsi que les nombreux documents audio et vidéo.

Cela s’est passé alors que Mokhtar Yahyaoui, l’administrateur du site, était entrain de publier un texte et il a donc pu constater « en direct » que les post s’effaçaient les uns après les autres. Comble du vice, « les vaillants pirates », ont utilisé, pour signer leur « œuvre » le compte de Sami Ben Abdallah, un compte parmi d’autre qui semble avoir été choisi au hasard.

Julien Pain, responsable de la section Internet chez RSF, qui héberge le blog sur sa plate forme RSF Blog, s’est étonné de cet acte de piratage lors d’un entretien qu’il a eu avec Mokhtar Yahyaoui tout en promettant de faire le nécessaire pour essayer de rétablir les archives effacées par les pirates. En effet, RSF blog, qui est une plate forme dédiée aux journalistes et aux cyberdissidents, offre un service de sauvegarde des fichés pour ce prémunir de ce type d’attaque.

On reconnaît ici aisément les méthodes minables des barbouzes de la polices de l’internet alors que certains sont allés trop vite en besogne en se réjouissant de ne plus les voir à l’œuvre. Les voilà rassurés ! La police de l’internet et ses mercenaires sont bien là ! Une preuve supplémentaire que malgré les discours bidons et de circonstances du "garant de la république" comme il s'est auto-proclamé, les intentions et les méthodes restent les mêmes.



jeudi 14 juin 2007

Ces blogs qui me font réfléchir


e blog a été choisi par Mahéva dans sa liste du « Thinking Blogger Award ». Bien que je ne sois pas un grand fan des jeux des listes et des nominations, je dois avouer que cette nomination m’a fait réellement plaisir. La bloggeuse qui m’a fait le plaisir de le faire fait partie des bloggeurs que je lis avec assiduité et intérêt et c’est incontestablement un blog qui me fait réfléchir. Savoir que cela est réciproque ne peut donc que me réjouir.

Je me prête donc volontiers à ce jeu en essayant de nommer à mon tour les 5 blogs « qui me font le plus réfléchir ». Je dis « essayer » parce qu'il y en a tellement qui me viennent à l’esprit. Certains ont déjà été nommés, et si j’ai bien compris les règles, ils ne peuvent l’être une deuxième fois. Par ailleurs, pour ce choix je ne succomberai pas à la tentation obsessionnelle de certains bloggeurs de diviser cette blogosphère en deux catégories, je vous propose donc des blogs « dissidents » et d’autres qui ne le sont pas. Je sais que ce que je viens de dire est absurde ! « Blog dissident » étant un terme qui ne veut rien dire, parce que à part le fait que chacun est censé décider pour lui-même, une seule personne décide en Tunisie et croyez moi elle n’est pas dans cette sphère :)

Mieux que de parler de ces blogs, je préfère vous proposer, pour chacun, le billet qui m’a le plus marqué. Voici donc mon choix dans l'ordre alphabétique :




samedi 9 juin 2007

La nouvelle vague !?






Sami Ben Gharbia dresse un sombre bilan de la situation de la liberté d’expression sur Internet.









e 6 juin 2007 s’est tenue la dernière rencontre d’Amnesty UK, Sous le titre provocateur de «Some people think the internet is a bad thing : The Struggle for Freedom of Expression in Cyberspace ». Parmi plusieurs invités*, Sami Ben Gharbia dresse un sombre bilan de la situation de la liberté d’expression sur Internet sur cette vidéo extraite par Astrubal du WebCast de la journée disponible sur Irrepressible Info d’Amnesty international UK.

- Keynote address - Martha Lane Fox
- The state of the internet - Ron Deibert
- Repression in the West - Josh Wolf
- The power of blog - Yan Sham-Shackleton
- Beating the censors - Sheva Nerad
- Ethan Zuckerman talks about internet repression (WebCam)

Lu sur le blog d'Astrubal


mardi 5 juin 2007

L'union des dictateurs et des bénis oui-oui !



Ruerunt in servitudinem*



omme elle a si bien appris à le faire, la blogosphère tunisienne patentée…Tunisphère pour les intimes, a encore une fois joué son rôle à merveille. Comme cela ne vous a certainement pas échappé, elle a célébré le 1er juin et en grande pompe, la journée pour le Grand Maghreb. Une journée mémorable où les bloggeurs tunisiens ainsi que leurs amis maghrébins se sont réunis dans la joie et la bonne humeur pour dire leur amour pour cet espace fantasmé et mal défini. Entre l’Union du Grand Maghreb et le Maghreb Arabe Uni, les avis divergent mais l’essentiel n’est il pas de marquer le coup ?

Et le coup, ils l’ont bien marqué, tous fière d’arborer leurs beaux logos, ils se sont longuement félicités et congratulés sur leur brillante idée. Chacun a alors donné sa vision de son Maghreb à lui. Sérieux et fières de leurs bêtises, ils ont pourtant oublié une donné fondamentale, une de celle qui conditionne toute cette guimauve unioniste : ils ont oublié ou feint de le faire, qu’ils ne sont, tout simplement, pas libres, ne disposant ni de cette terre qu’ils veulent voir sans frontière, ni du contrôle de leurs propres vies qu’ils veulent liées à celles de leurs voisins ! Ce qui revient en somme à vouloir disposer à sa guise d’un bien déjà donné en gérance exclusive à d’autres. Que ce soit pour les pays et ce qu’ils renferment en ressources et en richesses où qu’il s’agisse de leurs propres vies, ils ne sont plus que des locataires.

Le plus drôle ou dramatique dans cette initiative, c’est que le seul effort intellectuel que son instigateur a consenti à faire, était celui de changer l’entête de son blog ! Illustrant les références culturelles de ce dernier, à savoir, sexe, Cetlia et fazzani mirtah, cette composition artistique a failli tout faire capoter, beaucoup estimant qu’elle était contraire à la morale et aux bonnes meures alors qu’elles auraient même pu être la devise de la Tunisphère. L’effort était tellement surhumain qu’il est retourné à son ancienne mise en page à peine cette journée mémorable écoulée. P’tite frappe Boy, un spécialiste du « tanbir », comme il s'auto-proclame lui-même, ne s’en cache pas pour dire qu’il en avait marre d’être sérieux. D’ailleurs il recommande à tous ceux qui ont participé a cette journée de ranger leurs beaux logos jusqu'à l’année prochaine date à laquelle ils pourront à nouveau jouer aux émissaires de l’union et de la paix dans le Maghreb et, pour quoi pas…dans le monde entier. A l’instar de la meurtrière Star Academy Maghreb, à la fin de chaque saison on range le décor et on passe à autre chose. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le site officiel de cette émission télé, n’a pas raté l’occasion de récupérer ainsi une si belle initiative. Tous ce qui peut abrutir est bon à prendre et ce n’est pas à ces spécialistes du marketing émotionnel qu’échappera un tel parallèle. L’année prochaine on verra peut être les blogueurs maghrébins ainsi unis, à la place du jury de l’émission.

Dans un texte franchement pathétique, la très vaillante MettalicNaddou, chauffée à blanc, allant jusqu'à s’emmêler les pinceaux en s’adressant à Sami en employant la troisième personne du pluriel ! S’indigne, qu’à chaque fois qu’elle et ses camarades voulaient faire « quelque chose à plusieurs », « ils » (je présume les remplis « d'amertume et de déception »), viennent pour gâcher cette orgie militante. Je peux comprendre que cela puisse être gênant. Mais n’est-il pas étrange, pour celle qui crie au sectarisme, de qualifier de tous les mots et les maux, une seule personne ou du moins une petite minorité ? Il a suffit d’un seul texte, une seule note discordante, sur des dizaines presque à l’unissons. Une seule expression franche sur des dizaines d’insipides professions de foi, suffit pour crier au crime de lèse-majesté. Si ce n’est pas une attitude totalitaire, ça doit en être une proche cousine. Mais la volonté d’uniformatisation de la pensée n’est elle pas une des grandes avancées du changement démocratique du 7 novembre ?

Cette réaction est pathétique aussi parce qu’elle montre une mauvaise foi que je ne soupçonnais pas chez cette personne. Elle crie au mépris et exige le respect pour les convictions et les degrés d’implications de chacun tout en se permettant de distribuer ses bons points pour ceux qui savent être, comme elle, « subtils et intelligents ». Pour les autres, les Abbou et compagnie qui sont donc par opposition à « subtils et intelligents », bornés et stupides, ils n’ont rien compris au militantisme et à l’engagement. Elle se croit donc légitime quand elle estime qu’une personne comme Abbou n’a pas fait le bon choix en s’exposant ainsi alors qu’elle s’indigne qu’on critique son choix, ou celui de ses semblables, de vivre dans le consensus. Un avocat ayant fait serment de défendre ses clients et de veiller à ce que justice leur soit faite, que peut il faire d’autre s’il est honnête avec lui-même et avec ces engagements que de dénoncer les conditions de leurs détentions et les tortures qu’ils subissent dans les geôles de notre chère pays. Mais il parait que le sens de l’engagement, l’honnêteté intellectuelle, le courage, ne sont pas affaire de « simples citoyens », comme elle se définie elle-même.

L’envolé patriotique de Nadia montre également sa vision biaisé du sentiment d’appartenance à la Tunisie qu’elle conditionne à la présence physique sur le territoire nationale. Les personnes qui n’ont pas se privilège sont censé ne plus savoir à quoi ressemble la Tunisie. Drôle de conception alors que bon nombre de bloggeurs, que pourtant elle classe dans son camp, celui « des subtils et intelligents », ne vivent pas en Tunisie. En se basant sur son échelle de jugement, un bloggeur comme Samsoum, qui vie aux Etats-Unis, ne peut avoir qu’une vision fantasmé de la Tunisie ? Houssein, le gourou de cette Tunisphère et l’un des ses plus représentatif spécimen, qui est aussi citoyen canadien, impliquer jusqu'à dans la vie politique de son deuxième pays, n’aurait donc pas de légitimité à être l’administrateur de l’annuaire référence des blogs tunisiens ? Un Tarek, aussi antipathique soit-il, n’aurait donc pas le droit de déblatérer sur les obstacles aux développements (même si il en constitue un lui-même) dans notre pays puisqu’il vie dans les dorures d’Oxford ? Les exemples ne manquent pas pour montrer l’absurdité de l’analyse faite par Nadia qui nous a indéniablement habitué à mieux. A moins que ce soit le statut de « réfugié politique » qui lui pose problème ? Dans un autre registre et sur une autre échelle, je l’invite chaleureusement à reprendre ses livres d’histoires et de se renseigner sur le rôle des étudiants tunisiens à l’étranger (spécialement en France) dans le combat pour l’indépendance et le rôle toujours aussi actif dans les années qui ont suivi.

En fin de compte, ce qui est regrettable dans cette affaire c’est de mettre en opposition le droit d’agir selon ses moyens et ses convictions et le droit tout aussi valable de critiquer les actions et les avis des un et des autres. Bien que toutes personnes est libre d’exprimer ses conviction (ou ses manques de convictions), aucune n’est exemptée de critique ou de remise en cause. Quand on a le courage d’exprimer ses opinions on doit se prémunir de se même courage pour accepter d’en répondre. Ceux qui y voient une question de personne montre en réalité l’étendu de leurs égaux surdimensionnés.

Quand cette Tunisphère, appel à soutenir trois blogs censurés, tout en s’efforçant d’enlever à cette manifestation toute portée protestante allant jusqu’à prier tout ceux qui se sont déclarés solidaires mais qui ne correspondaient pas aux exigences des organisateurs de cette manifestation, de cacher leur soutient. Nadia, l’une des initiatrices de cette action, avait même dit explicitement que cette action était destinée exclusivement à la Tunisphère. Tous ceux qui n’y étaient pas admis étaient priés de s’en écarter. D’ailleurs dans la liste des participants à cette manifestation de solidarité, plusieurs blogs pourtant solidaires, ne sont même pas mentionnées. Depuis plusieurs blogs tunisiens ont été censurés sans que cela suscite la moindre « note blanche », ni noire ni d’aucune autre couleur. Mokhtar Yahyaoui par exemple, qui a été solidaire de tous ce que cette blogosphère a entrepris, a vu son blog personnel, puis le blog d’information, Tunisia Watch, censurés, encore une fois, sans que cela ne suscite la moindre réaction. Ils étaient pourtant fiers de dire que le juge soutient leur action du 1er juin ! Le juge et blogueur Mokhtar Yahyaoui, est égale à lui-même et à ses convictions quand il soutient la liberté d’expression des blogueurs ou qu’il manifeste son soutien pour le Grand Maghreb, malheureusement cela est loin d’être le cas pour bon nombre de ses compatriotes blogueurs.

Devenues maîtres dans l’art de « regarder ailleurs alors que la maison brûle », les étoiles (filantes) qui évoluent au sein de la Tunisphère, n’hésitent pas à faire leurs les plus improbables et les plus inutiles et prématurées des causes. Tout ce qui peut avoir l’aspect de la contestation sans sortir du cadre du conformisme ambiant ; Tout ce qui peut leurs donner une bonne conscience sans pour autant les contraindre à se frotter à la réalité ; Tout ce qui peut donner l’illusion du mouvement sans toute fois aller jusqu’a faire bouger les choses ; Tous ce qui pourrait donner l’apparence d’une certaine liberté, d’une certaine prise d’initiative, d’un semblant de volonté d’organisation, tout en se défendant de remettre en cause quoi que ce soit est reçu comme du pain bénit par cette bonde de bénis oui-oui.

Conséquence de cette politique de l’apparence, qui fait rage sur la scène politico-médiatique nationale, c’est qu’elle sert en premier les intérêts de la dictature et de la pensée unique. Qu’elle l’admette ou pas, que cela soit volontaire ou inconscient, et avec tous le respect que j’ai pour certains et la tolérance que dois à tous, la Tunisphère sert en premier les intérêts de la dictature en Tunisie. Il est clair que pour ce premier juin par exemple il était plus rassurant pour les tenants du régime de voir les blogueurs tunisiens faire semblants de bloguer pour le Maghreb que de commémorer le 48ème anniversaire de la promulgation de notre si chère mais si bafouée constitution garante de notre république !

La Boétie disait dans son « discours sur la servitude volontaire », que « Pour être esclave, il faut que quelqu'un désire dominer et...qu'un autre accepte de servir ! ». Partant du principe que ceux qui sont privés de leur liberté sont mille fois plus nombreux que ceux qui s’exercent à les maintenir dans cette privation, on ne peut qu’en déduire qu’ils ne sont en servitude que parce que, quelque part, ils l’acceptent volontiers. La lâcheté qui sert de prétexte, avoué ou caché, à beaucoup de candidats à l’esclavage intellectuel, ne peut a elle seule expliquer un comportement aussi contraire à la nature. Mais désormais, pour « servir », ceux qui « aspirent à dominer », les ressources ne manqueront plus. Surtout que celles-ci viennent d’afficher solennellement leur volonté d’être collectivisées.


* Ils se ruèrent vers l’esclavage


mercredi 30 mai 2007

منعم يدون من سجن طرة محكوم عن زيارة والده







زيارة مسجونة

منعم، سجن طره محكوم

29 مايو 2007

وافقت وزارة الداخلية على السماح لي بزيارة والدي المريض بالإسكندرية والذي يعجز عن زيارتي في محبسي بسجن المحكوم بالقاهرة نظرا لتأخر ظروفه الصحية.

في البداية أتوجه بالشكر للوزير وضباط أمن الدولة الذين سعوا لإتمام هذه الزيارة من منطلق إنساني فلهم كل شكر فمن لا يشكر الناس لا يشكر الله.

الزيارة التي كانت يوم الجمعة الماضية اصطحبتني سيارة الترحيلات إلى بيتي في الإسكندرية، الزيارة قدر ما كانت مهمة لوالدي المريض ولي شخصيا فقد حرمت من رؤيته ما يزيد عن شهر ونصف وفي أصعب حالات المرض.

إلا أن هذه الزيارة قلبت على نفسي مواجع الظلم، فعندما دخلت سيارة الترحيلات الشارع الذي أسكن فيه اضطرب قلبي فهذه أول مرة أمشي في هذا الشارع الذي وُلدت فيه حرًا وأنا مقيد وأنا محروم من أن تمتد يدي للأصدقاء والجيران لأسلم عليهم .

وما إن دخلت الشقة حتى ازدادت ضربات قلبي وأنا أحاول أن أمنع دموع من النزول وما إن احتضنت أبي الذي لم يعد يستطيع أن يقف ليسلم على حتى زرفت دموعي وحاولت مداعبته لأبعد عنه صورة ابنه الذي يزوره في صحبته ضابط شرطة والعسكر يحومون حول البيت من كل جانب خشية الهروب طبعا.

وما أن تناولت معه الغداء حتى انتهى وقت الزيارة فازدادت مشاعري اضطرابا وعندما احتضنته مودعا صرخ رافضا الوداع ومطالبني بسرعة الخروج رأفة به وبي.

وعندما احتضنت أمي لم أستطع إلا أن أرمي لها كل ماعندي من دموع وألم وإحساس بالظلم حتى تمنيت ألا أفارق حضنها أبدا .

ثم هوت على تجمع الأصدقاء والجيران حول البيت ليسلموا على الزائر والسجين فاجتمع كبيرهم وصغيرهم مسلميهم وقبطيهم وقد ارتسمت على عيونهم الدموع ملوحين بعلامة النصر والسلام معللين في صمتهم أنهم متضامنين معي ومع والدتي ووالدي المسنين.


Free Monem Campaign