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mardi 26 juin 2007

Tchad : syndrome Darfour



Durée : 23' - Réalisation : Pierre Hurel - Production : Elephant et Cie - 2007



l'est du Tchad, dans la province de Dar Sila, la moitié de la population vit dans des camps de fortune. Celui de Habilé, près de Koukou, abrite 10 000 réfugiés, dont 3 000 enfants.

Les djandjaouids, armés et soutenus par le gouvernement fondamentaliste soudanais, multiplient les raids dans cette région, semant la terreur sur leur passage. Al-Bachir, président du Soudan depuis son coup d'Etat de 1989, accuse le Tchad de servir de base arrière à la guérilla anti-arabe et légitime ces exactions.

Mustapha Baco, chef d'un village récemment incendié, évoque l'ancienne cohabitation pacifique entre la population noire, composée d'agriculteurs sédentaires, et arabe, majoritairement des éleveurs nomades. Endoctrinés par la propagande, ces derniers sont devenus djandjaouids.

Depuis lors, les deux communautés n'échangent plus que par les armes. Pendant que le général tchadien Mehedi Koré parade dans le désert avec ses troupes, les djandjaouids s'attaquent aux camps de réfugiés.

L'armée française, présente au Tchad dans le cadre d'un accord de coopération, se contente de renseigner sur la situation et préconise l'envoi de 6 000 à 8 000 Casques bleus dans la région. Alors que Soudan et Tchad rejettent catégoriquement cette possibilité, les réfugiés continuent d'affluer.

Source


lundi 11 juin 2007

Darfour, retour forcé



Durée : 12' - Réalisation : Inigo Gilmore - Production : Journeyman - Année : 2007



u Darfour, en 2004, le village de Sadiq Adem Osman est attaqué par les djandjaouids et les forces aériennes soudanaises. Cet opposant darfouri s'enfuit de son pays et cherche refuge en Grande-Bretagne.

Mais Londres rejette sa demande d'asile politique et Sadiq est alors contraint de repartir au Soudan. Les services de sécurité soudanais l'emprisonnent à Khartoum et le torturent pour tenter d'obtenir des informations sur les réfugiés darfouris de Londres, opposés au gouvernement soudanais.

Dans cette enquête de douze minutes, Sadiq, qui a réussi à s'échapper de l’enfer, accepte de témoigner, de raconter son histoire traumatisante et de montrer son corps mutilé…

Ariane Dadier


mercredi 6 juin 2007

En quête d'Afrique : L'Ombre d'un génocide




Durée : 50' - Réalisation : Jean-Louis Saporito et Kazuta Hioki - Production : France 5 / NHK / Point du Jour Production - Année : 2006



e 9 janvier 2005, le gouvernement du Soudan et les rebelles du Sud signent enfin un accord de paix après vingt et un ans de guerre civile. Ce conflit opposant les musulmans du Nord et les chrétiens du Sud, sur fond d'enjeux pétroliers, a coûté la vie à près de 2 millions d'individus.

Sa cessation a pourtant activé les combats au Darfour, province pauvre de l'ouest du Soudan, dans l'indifférence quasi générale des puissances occidentales, de l'ONU et des médias. Cette guerre sans images a fait plus de 400 000 morts, une catastrophe humanitaire que les organisations non gouvernementales dénoncent. On recense 2 millions de personnes déplacées et 200 000 réfugiés au Tchad.

Depuis février 2003, les musulmans se sont soulevés et sont entrés dans un processus d’affrontement avec la population noire du Darfour. Opérant à cheval ou à dos de chameau, les "djandjaouids" - milices issues de tribus arabes - organisent des raids, pillent et incendient les villages, violent les femmes et tuent sauvagement. Quant au gouvernement islamique de Khartoum, il est soupçonné de collusion avec ces "cavaliers du diable".

L'Armée de libération du Soudan, constituée de tribus africaines du Darfour, combat ces milices. Pour résoudre la crise, l'Union africaine a déployé sur le terrain 7 000 soldats chargés d'observer et de stationner sur les points stratégiques pour éviter d'autres exactions.

Ce film dévoile les ressorts de ce conflit en suivant notamment le général Jean Bosco Kazura, responsable de la mission de l'Union africaine au Darfour. Avec en filigrane les résolutions prises par l'ONU, il donne par ailleurs la parole à l'un des chefs des milices arabes progouvernementales et au vice-président soudanais, qui refuse tout déploiement d’une force internationale de maintien de la paix au Darfour.

Mais pour mettre fin à l'insécurité qui règne dans la région, l'ONU, jusqu’ici paralysée par les jeux des grandes puissances, doit tout faire pour empêcher la poursuite des massacres à travers une action plus offensive, en continuant à exercer une pression sur le gouvernement du Soudan.

Ariane Dadier