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vendredi 21 août 2009

Ramadhan Moubaarak !!



Croissant de Lune. Copyright Vincent van Campenhout (mai 2006)


ceux qui le font et à ceux qui ne le font pas ; A ceux qui le font et qui le montrent et à ceux qui ne le font pas et qui le montrent aussi bien; A ceux qui le font par habitude et à ceux qui culpabilisent de ne pas le faire ; A ceux qui en profitent pour trouver (ou retrouver !) « le droit chemin » et à ceux qui attendent déjà l’Aïde pour retrouver les sentiers de travers, bref à tous ceux pour qui le mot Ramadan signifie quelque chose : Romdhankom Mabrouk !!

Mais,en ce début du mois, saint pour certains, prétexte à une rentabilité zéro pour d’autres, mes pensées vont en particulier à ceux qui sont loin de leurs familles qu’ils soient injustement emprisonnés, exilés volontaires (Mais peut on l’être volontairement ?) ou forcés.

Que ce mois soit celui du début de la délivrance.



vendredi 10 octobre 2008

Beyrouth...







Alors que la moiteur de l’été déserte tes ruelles hystériques
Et tes milliers d’amants venus se nourrir de ta sève,
Tournent le dos à ta mer et à tes collines,
Par quelle ruse, toi, fille de joie
Me retiens-tu encore dans tes bras ?
Tu sais que je maudis ta légèreté malsaine
Et que je déteste tes faux airs de vierge miraculeuse,
Toi qui tues ceux qui te veulent sans partage,
Comment fais-tu pour que je puisse croire que tu m’appartiennes ?


M.K 09.10.08



samedi 8 mars 2008

Tout à la fois…




Tout à la fois terrestre et d’un autre monde ;
Elle porte en elle l’emprunte de l’humanité.
Pour sa légèreté, ils donneraient les ailes en offrande ;
Les anges, pour ses faveurs, refuseraient l’éternité.

Son effigie lunaire dessine des rougeurs pudibondes ;
Quand ses lèvres, distillent l’essence de la féminité.
Des notes suaves, chantent, dansent et vagabondent,
sur les ondes cosmiques de ses yeux étoilées.

Du haut de ses épaules, se déverse une rivière profonde;
Irrigue de ses flots fertiles un immense champ de blé.
Une senteur estivale faite de fougères et de lavande ;
Imprime sa marque subtile sur cette peau satinée.

Sur ce territoire, trônent, deux collines gourmandes ;
Au sommet de chacune d’elles, pousse un fruit sacré.
Tapi, non loin de ce lieu, un dragon pourpre gronde ;
Promet, aux transis volontaires, l’éternelle captivité.


Le 08.03.08
quelques part entre ciel et terre


mercredi 12 septembre 2007

Ramadhan Moubaarak !!



Croissant de Lune. Copyright Vincent van Campenhout (mai 2006)


ceux qui le font et à ceux qui ne le font pas ; A ceux qui le font et qui le montrent et à ceux qui ne le font pas et qui le montrent aussi bien; A ceux qui le font par habitude et à ceux qui culpabilisent de ne pas le faire ; A ceux qui en profitent pour trouver (ou retrouver !) « le droit chemin » et à ceux qui attendent déjà l’Aïde pour retrouver les sentiers de travers, bref à tous ceux pour qui le mot Ramadan signifie quelque chose : Romdhankom Mabrouk !!

Mais,en ce début du mois, saint pour certains, prétexte à une rentabilité zéro pour d’autres, mes pensées vont en particulier à ceux qui sont loin de leurs familles qu’ils soient injustement emprisonnés, exilés volontaires (Mais peut on l’être volontairement ?) ou forcés.

Que ce mois soit celui du début de la délivrance.



jeudi 22 février 2007

Je ne sens pas les fausses blondes !

J’arrive à l’heure convenue sur le lieu du rendez-vous, un célèbre bistro du boulevard st-germain. Mais je ne sais pas pourquoi, je ne suis pas très surpris de ne pas voir mon ami ? C’est donc spontanément que je m’installe dans un coin de la salle, prends le journal et commande un café. 45 minutes plus tard et alors que j’entame ma troisième cigarette et ma deuxième tasse de café, mon attendu ami me fait le plaisir de sa venue. A ma grande surprise, il n’est pas seul. Deux jeunes femmes ostentatoirement faites et surfaites et bardées de sacs de toutes les formes et de toutes les couleurs, l’accompagnent : sa fiancée et la sœur de celle-ci !

Le choc de la première impression estampé, je m’emploie à accueillir la future épouse de mon ami comme il se doit. Comme le veulent les conventions, je m’efforce à poser plein de questions sur les circonstances de leur rencontre et les préparatifs du mariage et tout le tralala habituel. J’essaye également de m’intéresser un peu à la sœur qui semble bouder dans son coin. Mais je n’aurais pas du ! Puisque de cette maladresse j’apprends qu’elles (elle et sa sœur) « font la tète » parce qu’à cause de ce rendez-vous (donc de moi) elles n’ont pas pu aller « aux galléries » pour un achat de première importance. Le visage pale, je me retourne vers la grande sœur espérant que celle-ci se désolidarise de cet affront. Rien ! Elle est entrain de contempler la carte des boissons d’un air exaspéré en jetant de temps à autre des regards envenimés à son fiancé.

Voila donc que je découvre, après trois quarts d’heure d’attente et une heure de mièvres souvenirs de rencontre, que j’étais, sans le savoir, une contrainte, un contretemps, pour ces deux jeunes femmes-enfants à qui je n’ai rien demandé. Ce rendez-vous commence à tourner au cauchemar !

Toujours déterminé à garder un visage souriant, je reviens vers mon ami espérant trouver un peu de compassion amicale dans cet environnement qui s’est avéré hostile. On commence à peine de parler de son travail, que la sonnerie de mon téléphone me donne de quoi espérer la délivrance. C’est mon amie qui propose de me rejoindre pour que l’on dine ensemble. Je ne vous raconte pas ma joie suite à cette heureuse proposition qui va me permettre de prendre congé sans donner l’impression de me défiler. Mais que ma joie fut courte ! À l’annonce de ce RDV salvateur à mon ami, il a aussi tôt décrété que c’est l’occasion idéale pour que nous dinions tous ensemble et ainsi faire connaissance, au grand désespoir de ces deux accompagnatrices. La gorge serrée je rappelle mon amie et lui annonce la nouvelle qu’elle trouve (bien évidement), « géniale ». Toujours partante, comme elle est, mais aussi et surtout, ignorant la nature des deux vipères qui l’attendent.

Transpercé par les regards empoisonnés et sans gêne des deux mégères en herbe et excédé par les vaines tentatives de mon ami de détendre l’atmosphère, la demi-heure qu’elle a mis pour nous rejoindre m’a fait vivre l’enfer de Dante. Mais maintenant je ne suis plus seul, elle est la, et je suis vraiment content de la voir. Ce n’est pas que je ne lui suis pas à chaque fois que je la vois, mais cette fois-ci, ça venue a, à mes yeux, quelque chose de miraculeux. Je me précipite pour faire les présentations et je m’installe à coté de mon amie qui s’emploie innocemment à dire à quel point elle est contente de faire la connaissance de l’un de mes copains de lycée et par la même occasion de sa future épouse et sa belle sœur. Puff quelle perte de temps ! En réaction à l’enthousiasme de mon amie, les deux pestes la regardent deux fois de haut en bas, puis se regardent et plongent leurs deux crinières dans leurs menus comme pour dire qu’il fallait mieux passer directement au diner. T’en mieux ! Passons au diner ! Plus vite celui-ci sera expédié, plus vite sera notre délivrance.

Apres 15 minutes d’hésitation nous passons finalement commande au serveur qui semble déjà appréhender les deux spécimens qui font mon malheur. A notre grande surprise (le serveur, moi et surement mon copain aussi) les filles acceptent leurs plats sans rechigner ! Priant dieu pour cette bonne humeur qui semble gagner les deux pestes, j’entame, pas sans inquiétude, mon diner tout en échangeant des banalités avec mon ami. Mon amie, quand à elle, elle s’aventure encore une fois à vouloir discuter avec les deux bimbos. Mais la conversation semble s’installer et je commence à me dire qu’enfin de compte j’avais peut être jugé trop hâtivement ces deux jeunes femmes. Grave erreur !

Au moment ou nous entamons le plat principal, l’heureuse fiancée de mon ami nous gratifie d’une énormité que rien pourtant, dans la conversation qui a précédé, ne pouvait prévoir : « Les blondes sont plus propres que les brunes » lance notre groupie ! « C’est connu » ajoute-t-elle sans sourciller. « Les blondes ne sentent pas mauvais…c’est génétique. C’est du à notre système hormonal qui est complètement différent de celui des brunes » continue-t-elle sur sa lancée ! Alors que j’essaye d’avaler la bouchée qui m’empêche de parler la sœur nous prend à la volée et rajoute en prenant un air sérieux : « oui c’est super connu ! C’est à cause des poiles…les brunes sont beaucoup plus poilues et c’est pour cela qu’elles sentent plus fort…même chez l’esthéticienne ce n’est pas le même tarif…pour les brunes...c’est plus cher…c’est normal ! elles ont plus de poiles ! » Et elle éclate dans un rire dont seules les tunisiennes semblent connaître le secret. Me remettant à peine de cette deuxième couche d’énormités, je me retourne vers mon ami qui toute en rigolant avec un air bête, s’essaye encore une fois à l’humour en lançant : « beh oui c’est évident ! C’est pour ça que je préfère les blonde et que j’en ai choisi une pour être ma femme ».

Oui ! Parce que ce que j’ai oublié de vous dire ou plus tôt parce que je ne l’ai pas remarqué avant : nos deux tigresses étaient vaguement blondes. Oui vaguement parce que, bien que la fiancée ne soit pas vraiment brune, les racines décolorées de ces cheveux montrent qu’elle doit être plutôt châtain que blonde. Quant à sa sœur, alors la ! Elle est tous ce qui a de plus brune et ce n’est pas la couleur blonde platine qui couvre ces cheveux qui pourrait nous faire croire (même pas pour un instant) le contraire. Je me retourne vers mon amie, qui, elle, est bien brune, en s’attendant à voir ses cheveux, bien noirs, se dresser sur sa tête. Mais, elle semble plutôt préférer prendre les choses avec philosophie et humour en annonçant à l’adresse des deux fausses blondes qu’elle allait se refaire « une petite beauté » en rajoutant, sournoise : « ce sont les inconvenants d’être une brune ».

Sur le chemin du retour, heureux de « ma brune malodorante », je pense au cauchemar que nous venons de vivre en me disant que les blagues sur les blondes devaient, finalement, avoir quelque chose de vrai. Mais là, ça n’explique pas la bêtise de ces deux écervelées. Même dans le cas où, comme le veut la légende, les blondes étaient sans cervelles, aucune d’elles n’était vraiment blonde. A moins qu’en se teignant les cheveux en blond les candidates à cette mystification, héritent de la bêtise supposée légendaire des vraies blondes. Elles développeraient en plus une tendance exaspérante à l’impolitesse et au mauvais goût !

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Pour détendre l’atmosphère, une petite vidéo pour mon ami si content de sa fausse blonde. Bien évidement c’est à prendre, comme pour ce billet, au second degré…quoi que ?

samedi 17 février 2007

Ombre céleste


L’ombre de ton corps ambré me parcourt,
dessine, sur mon cœur, un pays lointain;
Un monde de frissons, de rêves et d’amour,
où je m’exile, volontaire et sans chagrin.

De mes doigts jaillissent tes contours,
preuve d’un feu loin d’être éteint;
Fermes et généreux, douceur de velours,
J’en deviens esclave, libre et contrains

Alors, tu te fais astre et je lévite autour,
enveloppant nos deux vaisseaux de satin;
L’un contre l’autre nous défierons le jour,
repoussant de nos désirs les lueurs du matin.

MK
Paris le 15.02.07
08:32 AM

vendredi 29 décembre 2006

Aïdkom Mabrouk !

mercredi 28 juin 2006

Fille Facile, fille fragile



Rose sans épines, aux couleurs bucoliques,
Fleure carnivore aux senteurs exotiques
Légère et insouciante, d’une candeur éthylique
Elle croit aux bonnes étoiles et aux signes astrologiques

Son corps est le seul chemin vers son cœur ;
Pourtant son buste luisant cache la tristesse et la peur.
Elle ne se refuse guère en attendant son heure
Elle se donne sans peine à celui qui promet le bonheur.

Dans l’amour, c’est qu’on la désire qu’elle aime
Peut importe avec qui, si le résultat est le même.
Nul besoin de marchander en un soir sa forteresse est tienne.
Elle ne fait pas de manières et comprend sans peine.

Pour cacher ses blessures elle sait être habile ;
Mais échappera-elle à n’être qu’une fille facile
Dans son monde intérieur les forces sont hostiles
Ecorchée vive, elle n’est en fin de compte, qu’une fille fragile.

dimanche 28 mai 2006

Maman !



Dix ans déjà que je suis loin de toi,
loin de tes bras,
loin de ta douce voix

Dix ans que je suis loin de ton sourire,
loin de tes mains dans mes cheveux,
loin de tes prières avant de partir.

Dix ans déjà que je suis loin de tes yeux,
loin de ta présence,
loin de tes conseils précieux.

Dix ans loin de toi,
se sont dix ans sans vie;

Dix ans loin de toi,
se sont dix ans sans envies.



Bonne fête maman !

samedi 28 janvier 2006

Estranged

Des fois en Amour, comme pour la vie terrestre, la mort est l’issu inévitable. Mais contrairement à la mort physique, la mort de l’amour est beaucoup moins nette, moins définitive, moins organique. Telle une persistance rétinienne, l’amour persiste en vous bien après l’extinction de la dernière de ses flammes. Il a cette incroyable pouvoir de se régénérer en vous à l’infini sans pour autant avoir une existence tangible. Est-il vraiment mort ou sommeille t-il, là, quelque part aux anti-chambres de votre inconscient ? Comment peut-il survivre alors que la personne pour qui, il était destiné, ne représente plus, pour vous, qu’un amère souvenir, comme si les polarités des aimants qui vous tiraient, jadis, l’un vers l’autre, ont été définitivement inversées ?

L’amour semble, pour se perpétrer, séparer la personne, autre fois aimée, et son double actuel en deux entités distinctes. L’une bénéficierait du crédit des moments agréables de complicité et d’amour et l’autre actuelle et réelle et qui représente ce que la raison voit et que le cœur amoureux ne peut voir. Ainsi, l’amour survit dans cette fantomatique possibilité d’un bonheur déjà vécu, d’une époque ou seul l’amour était. Mais ces souvenirs sont tellement flous et intangibles qu’ils ne permettent pas d’affirmer que cet amour persiste encore. Par ailleurs ils ne vous donnent guère plus de certitude, non plus, quant à sa mort. Vous restez donc attacher à deux valeurs improbables : le résidu imparfait et hypothétique, d’un amour passé, et le souvenir incertain et tronqué, du double fantasmagorique d’une personne, que bien réelle et actuelle, est belle est bien morte dans vos souvenir.

C’est à en perdre la tête !!



Estranged


When you're talkin' to yourself and nobody's home
You can fool yourself, You came in this world alone

So nobody ever told you baby how it was gonna be
So what'll happen to you baby Guess we'll have to wait and see

Old at heart but I'm only 28 And I'm much too young to let love break my heart
Young at heart but it's getting much too late To find our selves so far apart

I don't know how you're s'posed to find me lately
An what more could you ask from me
How could you say that I never needed you
When you took everything
Said you took everything from me

Young at heart an it gets so hard to wait
When no one I know can seem to help me now
Old at heart but I mustn't hesitate
If I'm to find my own way out

Still talkin' to myself and nobody's home

So nobody ever told us baby how it was gonna be
So what'll happen to us baby Guess we'll have to wait and see

When I find all of the reasons
Maybe I'll find another way Find another day
With all the changing seasons of my life
Maybe I'll get it right next time
An now that you've been broken down Got your head out of the clouds
You're back down on the ground
And you don't talk so loudan you don't walk so proud
Any more, and what for

Well I jumped into the river too many times to make it home
I'm out here on my own, an drifting all alone
If it doesn't show give it time To read between the lines

'Cause I see the storm getting closer
And the waves they get so high
Seems everything we've ever known's here
Why must it drift away and die

I'll never find anyone to replace you
Guess I'll have to make it thru, this time
Oh this time, Without you

I knew the storm was getting closer
And all my friends said I was high
But everything we've ever known's here
I never wanted it to die

Guns N' Roses
Use your illusion II

mercredi 11 janvier 2006

Je vous présente Loula !

Loula est une chatte de 4 ans environs. On cohabite depuis 3 ans et ça se passe plutôt pas mal. Depuis 3 trois ans cette chatte a connu des rencontres et des séparations, un mariage et un divorce et je ne sais plus combien d’appartements différents. Dans toutes les péripéties que j’ai connu ces derniers temps, elle reste avec ma foi et ma famille un point d’encrage, une valeur sure. Non que je la considère humaine, mais je pense qu’elle est, à sa manière, témoin intime de ma vie, et lui est donc, intimement liée.


















"Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique..."


Charles beaudelaire, Le chat
Les Fleurs du mal, Seconde édition



jeudi 5 janvier 2006

Désillusions










Avec toi je veux partager le trône de mon âme,
avec toi je veux voir le monde de nos deux visions.
Je veux sentir à travers ta peau.
Je veux respirer l’air purificateur de tes poumons.

Je veux être la main qui caresse ton bas ventre,
le souffle enivrant qui s’échappe de ta bouche,
les milliers de frissons qui parcourent ton corps ivre de plaisir.

Je veux être en toi, avec toi, près de toi
pour que ta blancheur m’éclabousse.
Je veux être en toi, avec toi, près de toi
pour que me revisite la lueur de l’espoir éternel.

Malek
Paris le 13/01/05