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mercredi 24 décembre 2008

mardi 4 novembre 2008

lundi 16 juin 2008

Violentes attaques subies par l’équipe de Nawaat.org



ujourd’hui l’équipe de Nawaat a subi la plus brutale des attaques comparativement à toutes celles subies antérieurement. Le Blog de Nawaat a été défacé, les bases de données effacées également. Cette attaque a concerné aussi bien le Blog de Nawaat, que celui de Sami Ben Gharbia et d’Astrubal. De même, les bases de données de l’agrégateur de Nawaat n’ont pas été épargnées.

Nous avons commencé la restauration, mais les blogs remis en ligne ne sont pas cependant exempt de quelques dysfonctionnements sur lesquels nous travaillons. Nous donnerons de plus amples informations dès que possible. Pour l’instant, bien que le blog de Nawaat soit remis en ligne, nous avons encore des difficultés à mettre correctement en ligne des informations.

Que ceux qui ont porté cette attaque sachent qu’à chaque fois, l’équipe de Nawaat mettra un point d’honneur à ce que l’indisponibilité des blogs soit la plus courte que possible. Et à ce jeu, nous serons toujours les vainqueurs. Ils ont l’argent et les moyens, nous avons la détermination pour ne pas être réduit au silence.

nawaat will survive



لقد تمت اليوم قرصنة موقع نواة و إتلاف جميع محتوياته التي تحوي أربع سنواة من أرشيف العمل السياسي و الحقوقي و النشاط الألكتروني التونسي. و تعد هذه القرصنة الأخطر منذ ولادة موقع نواة سنة 2004، مع الذكر أن محاولات القرصنة لم تتوقف يوما لا عن نواة و لا عن مدوناتنا. .و قد قام القراصنة بإتلاف محتويات موقع نواة و مدونة صدربعل و تمكنوا من دخول قاعدة البيانت و أتلفوها بالجملة.

إلا ان الأمر الذي لا يعلمه هؤلاء هو أننا لن نستسلم يوما للقرصنة و التخريب و الحجب و أن مواقعنا و مدوناتنا الحاضرة و التي ستولد غدا و بعد غد ستكون كما كانت دائما فضاءا لفضح أساليب هذا النظام الذي اتخذ من المعلومة الحرة عدوا. فاليعي هؤلاء أننا سنهزمهم و أن زمام المبادرة على الشبكة سيكون بأيدينا.

و كما قلناها سنة 2004 بعد أول محاولة تخريب تعرض لها موقع نواة، نعيدها اليوم:أنا أقاوم فأنا موجود



L’équipe de Nawaat.org





dimanche 6 janvier 2008

vendredi 28 décembre 2007

Toujours sans nouvelles du bloggeur Fouad Al-Farhan !






ouad Alfarhan, l’auteur du célèbre blog alfarhan.org a été arrêté le 10 décembre 2007 à Jiddah ou il réside avec sa femme et ses deux enfants. Près de 20 jours après son arrestation, le plus connu des bloggeurs saoudiens est toujours en détention dans les locaux des services du ministère de la sécurité intérieur sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.

Selon son épouse, contactée par Global Voices Advocacy, Fouad a été arrêté au siège de sa société, le lundi 10 décembre et accompagné à son domicile par des agents du ministère de l’intérieur qui ont procède a une perquisition durant laquelle son ordinateur portable a été confisqué. Sans révéler les charges qui pèsent sur son mari les agents l’ont tout de même informé qu’il sera mis en détention provisoire pendant un mois durant lesquels aucune visite ne serait autorisée. Mme Alfarhan a également affirmé que l’arrestation de son mari était liée à ses écrits sur son blog.

Ce n’est pas la première fois que Fouad ait à faire avec la police saoudienne. L’année dernière il a été enlevé par des agents en civil et contraint de fermer son blog. Une interruption forcée qui n’a duré que quelques mois suite auxquels Fouad a finalement décidé de reprendre le blogging. Se confiant à ses amis, Fouad se savait déjà dans la ligne de mir du ministère de l’intérieur comme il l’expliquait dans un courrier envoyé à quelques uns de ses amis quelques jours avant son arrestation :
« On m’a informé qu’il existe un ordre officiel émanant d’un haut responsable du ministère de l’intérieur pour m’interroger. Ils m’arrêteront à n’importe quel moment durant les deux semaines qui suivent.

Tout cela parce que j’ai écrit sur les prisonniers politiques en Arabie Saoudite. Ils pensent que je suis entrain de monter une campagne sur internet pour promouvoir leur cause. Tout ce que j’ai fait était d’écrire quelques textes et réaliser quelques bannières et demander à d’autres bloggeurs de faire de même.

La personne qui m’a révélé cette information m’a demandé de collaborer et de signer des excuses. Je ne suis pas sur que je suis prêt à le faire. Des excuses pour quelles raisons ? M’excuser pour avoir dit que le gouvernement ment quand il accuse ses personnes de supporter le terrorisme ?

La source m’a également demandé de s’attendre au pire à savoir mon arrestation pendant 3 jours le temps d’établir un rapport sur moi avant de me relâcher. Il se peut aussi qu’il n’en est rien mais si cela durait plus que 3 jours, il faut que cette lettre soit révélée à tous…Je ne veux pas être oublié en prison. »
En réaction à cette arrestation injuste, plusieurs bloggeurs se sont réunis pour organiser une campagne en ligne pour demander la libération de Fouad. Que ce soit sur le blog de la campagne de soutien ou sur son propre blog qui continu d’être mis à jour par ses amis ou encore sur le groupe créé sur Facebook, des dizaines de messages de soutiens de bloggeurs saoudiens mais aussi des internautes de toutes les nationalités, s’indignent de cette arrestation arbitraire et exigent la libération de Fouad Alfarhan. Le bloggeur Sami Ben Gharbia, responsable de Global Voices Advocacy et ami de Fouad se dit « triste de voir qu’un bloggeur soit arrêté et réduit au silence pour avoir exercé sa liberté d’expression pour condamner le terrorisme et promouvoir des reformes politiques dans son pays. »

Plusieurs organisations non gouvernementales ont également condamné cette arrestation. Dans un communiqué du 24 décembre 2007, The Arabic Network for Human Rights Information, s’inquiète de cette détention et exige des autorités saoudiennes de révéler les raisons de cette arrestation. Exigence également formulée par The Committee to Protect Journalists qui par la voix de son directeur exécutif, Joel Simon déplore que Fouad soit « secrètement détenu depuis plus de deux semaines sans aucune charge contre lui » et « appelle les autorités saoudienne à le libérer immédiatement ». Pour sa part, Reporters sans frontières, regrette que « Les réformes et l’ouverture annoncées par le roi Abdallah Ibn Al-Saoud sont toujours sans effet sur la vie quotidienne des Saoudiens. » en rappelant que L’Arabie Saoudite figure sur la liste des "treize ennemis d’Internet" et qu’elle occupe la 148e place sur 169 du classement mondial de la liberté de la presse établi par l’organisation en octobre 2007.

Ceux qui connaissent le blog de Fouad apprécient surtout son courage et le ton résolument audacieux de ses écrits. Toujours avec élégance et humour Fouad brosse un portrait sans concession du milieu politico-affairiste de son pays. Il est également l’un des plus virulents détracteurs du double jeu du pouvoir saoudien sur la question du terrorisme international. Toute en condamnant la violence dans toutes ses formes, il appelle dans son blog au dialogue et aux reformes politiques indispensables pour envisager un avenir meilleur dans son pays. C’est pourtant ce discours courageux, pacifique, modéré et réformateur qu’on reproche à Fouad Al-Farhan. Raison de plus pour ne pas l’oublier en prison et permettre ainsi aux autorités saoudiennes de le réduire au silence.



vendredi 23 novembre 2007

40 jours, déjà !



’ai découverts cette note à travers le blog d’Emma Benji. Elle a été postée sur le blog de Habib Bouhlila et dans la quelle il publie une lettre de son amie qui a perdu son père dans les récentes inondations qui ont endeuillé notre pays.

Le texte est fort et émouvant et sonne comme une charge contre « l’incompétente et la corruption qui règnent en maîtres dans notre cher pays. ». Je le publie ici en répondant à l’appel de Emma Benji de le publier par le maximum de bloggeurs pour « qu'une telle mort, due à l'incompétence humaine, ne passe plus inaperçue.»

« Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil*». Espèrerons seulement, qu’un jour, on honorera ses sacrifices et ses deuils en retrouvant notre Liberté.

*Hafid Aggoune. "Quelle nuit sommes-nous ?"


" 40 jours que le sol s’est craquelé pour que tu reposes dans ton tombeau d’asphalte, ce tombeau des hommes, creusé par la main de l’homme.

Avant de connaître la sérénité de la terre, tu as été englouti dans l’antre des bêtes féroces et cupides !


40 jours et 40 nuits durant lesquels le souvenir vivace de tes sourires et de tes gestes me hantent et me torturent.


Souvent, il me semble entendre le tintement de tes clefs, ta voix de ténor, si unique, qui berçait nos journées ou encore une de tes blagues sans pareilles qui déridaient même les plus récalcitrants. Mais ce ne sont hélas que des réminiscences d’un passé à jamais révolu.


Pourquoi ? Parce que l’incompétente et la corruption règnent en maîtres dans notre cher pays.

Un père de famille n’est plus. Un homme d’exception, qui a marqué tous ceux qui ont croisé sa route. Il a vécu, construit, éduqué merveilleusement ses enfants pour finir dans un trou !! Est-ce cela inquiète quelqu’un ?

Non bien sûr, les responsables dorment paisiblement, satisfaisant leur cupidité sans bornes.
S’ils oublient, moi je n’oublie pas et je donnerais jusqu‘à dernière goutte de mon sang pour venger mon père.

A ceux qui soutiennent que c’était la volonté de dieu, je répondrais que la main de l’homme n’en ai pas moins responsable.
J’aimerais pouvoir étreindre le feu ardent qui me consume chaque jour, mais il est en moi, pour toujours. J’écris pour qu’on n’oublie pas cet homme exceptionnel, ce rayon de soleil, cet ange parti trop vite.

Des enfants, des hommes, des femmes sont partis durant cette journée noire, emportant avec eux leurs projets, leurs histoires, leurs secrets. Pour la dignité du genre humain (si elle existe !!), ayons une pensée pour ces martyrs et essayons d’éviter d’autres catastrophes à l’avenir."


Paix à son âme...


mardi 24 juillet 2007

Libre !!!





ême si beaucoup attendaient cette nouvelle avec impatience, même si à chaque fête nationale, beaucoup caressaient l’espoir de le voir enfin libre, l’annonce faite aujourd’hui de la libération de Mohamed Abbou, est une totale surprise même pour ceux qui suivaient de prés son dossier. Une grande surprise, mais aussi une grande joie, en premier lieu pour sa courageuse femmes et ses deux enfants, mais aussi pour ses amis et tous ceux qui se sont indignés de cette injustice qui n’avait que trop durée.

Bien qu’aujourd’hui la priorité est de savourer cette bonne nouvelle porteuse de beaucoup d’espoir, il n’empêche qu’il ne faut pas oublier que ce n’est qu’une libération conditionnelle, ce qui implique que maitre Abbou sera sous contrôle judiciaire avec toutes les dérives qu’on lui connait dans notre triste système judiciaire. C’est d’autant plus injuste que les deux accusations qui pèsent toujours sur Mohamed Abbou, sont fallacieuses et ne reposent que sur des mensonges et des calomnies. La vigilance est donc toujours de mise pour que sa liberté conditionnelle ne se transforme pas en enfer comme c’est le cas pour beaucoup d’autres anciens prisonniers politiques dont Abdallah Zouari et bien d’autres.

Aussi, et bien que ce ne soit pas le moment, je ne peux pas ne pas penser, à ceux qui ont dénigré, insulté et même des fois réjouis de ce qui est arrivé à ce courageux avocat et à d’autres malheureux prisonniers de la dictature. Je ne peux pas, même en ces moments de joies, chasser de mon esprit les mots et les phrases vomis par certaines énergumènes, ici est la sur le net et ici même sur cette blogosphère. Mais comme on dit chez nous la hal idoum, aujourd’hui l’histoire a donné raison à ceux qui résistent et demain elle jettera dans les affres de l’oubli tous ceux qui par commodité ou pas nature, ont fait le choix de la lâcheté.



mardi 22 mai 2007

Science Po rend hommage à la Palestine

Merci Amira pour L'info



Sous le Haut patronage de Son Excellence Madame Hind Khoury,
Déléguée générale de la Palestine en France,

Un printemps Palestinien

L’association ADALA Sciences Po
a le plaisir de vous convier à une soirée hommage sur le thème :

« Etudier En Palestine »

Le Jeudi 31 mai 2007 à 18h30

Sciences Po/ Anciens locaux de l'ENA.
13 rue de l'Université
75007 Paris
Métro : Saint Germain des Près ou Rue du Bac.
Amphithéâtre Jean Moulin.



PROGRAMME :

  • Participation de Hind Khoury, Déléguée Générale de la Palestine en France.
  • Un documentaire sur la vie des étudiants palestiniens en Cisjordanie, réalisé en partenariat entre Claire Duguet et l'association Adala. Ce documentaire réalisé lors d'une mission des membres d'Adala en février 2007 dans les Territoires Occupés Palestiniens, sera projeté en avant-première. La réalisatrice, Claire Duguet, ainsi que les étudiants s'étant rendu sur le terrain seront présents pour répondre à vos questions.
  • Une troupe de Dabkka «Al-Awda» (danse traditionnelle du Proche Orient) composée d’étudiants palestiniens.
  • Un groupe de Musique Orientale, «Sama»
  • Une exposition de photos sur le thème « l’éducation en Palestine » dans « la Péniche » à l’entrée de Sciences Po.



Entrée Gratuite

Réservation obligatoire à l’adresse émail: adalascpo@gmail.com
Pour tout renseignement: 06.11.58.19.55



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samedi 19 mai 2007

Tunisia Watch censuré en Tunisie !




e blog d’information Tunisia Watch est censuré en tunisien depuis le 14 de ce mois. Je viens de l’apprendre en lisant le dernier texte du juge Mokhtar Yahyaoui, un texte qui sonne comme un réquisitoire contre l’absurdité de la censure, une des ignobles facettes d’une dictature en pleine déconfiture morale et politique.

Ayant très modestement contribué à alimenter ce blog, (essentiellement à ses débuts), j’ai pu remarquer à travers les statistiques du site, l’augmentation rapide du nombre de visiteurs. Pour le mois d’avril dernier par exemple prés de 130 000 pages ont été visitées par plus de 17 000 personnes. Ce qui fait de Tunisia Watch un des blogs les plus visités de la blogosphère tunisienne. Un travail remarquable que le juge Yahyaoui accomplit avec une régularité et une persévérance exemplaire (la très discrète Mira y contribue également). Voilà sûrement une autre raison pour laquelle le régime tunisien impose sa censure injuste et illégale.


Impression d'ecran des statéstiques du Blog Tunisia Watch pour le mois d'Avril 2007


Censurer le énième blog de Mokhtar Yahyaoui puis, maintenant, Tunisia Watch, c’est s’attaquer aussi à l’un des premier blogueurs tunisiens, à l’une des rares personnalités de la société civile tunisienne à avoir des rapports apaisés avec les nouvelles technologies et à avoir osé affronter les débat féroces et irrévérencieux des forums de discutions. Il est aussi l’un des rares à croire sincèrement au potentiel exceptionnel de l’Internet. Alors que dire de plus que mon dégoût face à un régime qui sombre de plus en plus dans l’absurde et qui se comporte avec l’Internet comme si c’était les services des PTT. Une gestion archaïque et hypocrite d’une technologie qui dépasse les autorités des gouvernements et les frontières des pays.

Bien évidement le meilleur moyen de rendre cette censure inefficace, c’est d’user de tous les outils mis à notre disposition pour la contourner. Il est absolument nécessaire de faire en sorte que plus on essaye d’étouffer une source d’information, une voix, une parole, et plus nous devons la diffuser, la propager, la rendre visible à tous.


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Ils veulent nous faire taire !


ux centaines d’amis en Tunisie qui ont pris l’habitude de se connecter sur TUNISIA Watch chaque jour, je leur dis - comme certains d’entre eux l’ont remarqué eux même déja – que cette page d’information et de commentaires attachée à mon blog (lui-même censuré) vient d’être à son tour censurée à partir du 14 mai 2007 en début d’après midi.

Qu’est ce qui a pu ne pas plaire à la dictature à ce moment précis ?

Doit on vraiment se demander ce que doit plaire au pouvoir pour qu’on puisse vivre et s’exprimer librement dans son propre pays ? Certainement pas. Quand on lutte pour un Etat de droit on ne doit se soumettre qu’a la loi, c’est à elle seule qu’on doit respect et qu’on lui reconnaît le droit de nous partager avec ceux que certains propos peuvent ne pas accommoder. C’est au pouvoir de nous satisfaire et c’est lui qui nous doit des comptes à chaque instant et pour chaque acte d’autorité qu’il accomplit en notre nom ou en nous trompant. C’est à nous d’être vigilent face au pouvoir et de lui tenir compte de chaque déclaration et de chaque acte de gouvernement. Malheureusement ce n’est pas un pouvoir ou plutôt le pouvoir qu’on aurait choisi qu’il nous gouvernait que nous avons. C’est une dictature. En dictature tout devient à l’envers.

Une dictature qui veut imposer l’omerta. N’est- il pas légitime de se demander POURQUOI ?

Ce n’est pas du droit de libre expression seulement qu’on est privé en Tunisie quand en se montre critique ou mécontent du parrain. Autant le pouvoir est devenu synonyme de fortune et de fulgurantes ascensions la moindre animosité à son égard est devenue aussi synonyme de ruine et d’abominables clavaires. Même au pays les plus riche de la planète il n’y a pas autant de milliardaires au pouvoir, chez nous ce ne sont pas seulement les responsables aux pouvoir qui font fortune mais leurs familles alliers parent et amis. Plus vous êtes proche du pouvoir plus vos affaires sont cotés et rapportent plus. C’est la seule loi que reconnaît notre marché. L’offre et la demande en soumission et inconditionnel assujettissement. Chez nous en Tunisie la corruption n’existe plus diront nos tyrans mais on est devenu le seul pays au monde ou on est obligé de donner de pots de vains même pour obtenir une assistance sociale qui permet de sauver ses enfant de mourir de faim. Savez vous qu’est ce qu’ils donnent ceux qui n’ont plus rien à donner. Ils donnent leur filles ou leur femmes pour devenir domestiques chez le dernier corrompu de l’administration. Ils se font exploiter par le gouverneur, par le délégué et par le oumda. Pour un service d’un jour ils font traités en esclaves pour toujours. Cela s’appelle patriotisme ici .Ils sont dépossédés de leur dignité.

Je n’ai rien dis de plus que tout le monde connais d’un système qui est entrain de dépouiller notre pays, d’hypothéquer l’avenir de mes enfants et de nous mener vers de sombres horizons.

Devrai-je ne pas publier ce communiqué de la CRLDH concernant ces jeunes sauvagement torturés au point de perdre la raison ou cet autre qui parle de ce parti d’opposition menacé d’être exclu de son siège et qui ne réussi pas à trouver des locaux à louer depuis des mois pour ses sections dans dix chef lieu de gouvernorat. Devrai-je ne pas rapporter ce message poignant d’Abdallah Zoouari condamné arbitrairement à cinq ans de bannissement après avoir passé plus de dix ans de prison pour crime d’opinion et qui nous dit au secours aidez moi à rejoindre ma famille. Devrai-je ne pas faire rappeler le calvaire arbitraire subi par maître Mohammed Abbou depuis maintenant plus de deux ans. Comment veulent ils qu’on oubli ceux qu’ils détiennent encore dans leurs mouroirs depuis plus de 15 ans parce qu’il se sont opposés à eux depuis leur débuts.

Pourquoi devrai-je me priver de faire la comparaison entre l’arbitraire qui sévit partout chez nous et leur mode moyenâgeux de gouvernement et relever l’efficacité d’un système démocratique que les dernières élections françaises nous a donné la possibilité de vérifier. Pourquoi ne veulent-t-ils pas peut être que le bâclage de la justice pour l’empêcher de déterminer les véritables responsabilités des suites du dernier drame de Sfax ne soit pas abordé. Pourquoi tout est magouilles, tout est mystification, censure et désinformation ?

Ils veulent nous faire taire. Lisez s’il vous plait le dernier message concernant la mise au point de ces magistrates de la direction légitime de l’association des magistrats tunisiens. C’est une alerte pour tout les tunisiens. Que peut on attendre encore d’un pouvoir qui traite ses juges de cette façon et qui ment à ses parlementaires.

Pour la dictature je n’ai rien plus à dire sauf continuez à censurer, ceux qui ne peuvent plus lire n’ont plus besoin de chercher l’information pour entendre tout ce dont le pays est en tarin de grouillersur les magouilles et les forfaits occultés. Même si vous parvenez à faire taire tous les tunisiens on n’a plus besoin ni d’entendre ni de voir pour savoir, l’odeur de ce qui se manigançait empeste l’air qu’en est en train de respirer.

Pour mes lecteurs : Tunisia watch sera consultable sur un autre lien et un Tunisia Wach journal en PDF sera publié groupant les articles de tous les 15 jours et envoyé par mail aux 303 personnes déjà inscrit sur la liste de diffusion et téléchargeable directement.

Yahyaoui Mokhtar 15 Mai 2007

Texte publié sur Tunisia Watch le 16 Mai 2007



Cliquez sur l'image pour Télécharger Tunisia Watch en Version PDF







mercredi 28 mars 2007

Compassion sélective





’ai assisté samedi dernier aux « premières rencontres du cinquième pouvoir », manifestation organisée par Agoravox, le site référence de ce qu’on appelle désormais « le journalisme citoyens » (Je reviendrai dans un autre billet sur les détails de cette journée). A la fin de l’intervention de Natacha Quester Seméon, fondatrice de Humains Associés, qui s’exprimait sur le travail de son association sur Second Live, elle a appelé à la solidarité avec Karim Amer le blogueur égyptien qui vient d’écoper de 4 ans de prison pour des textes publiés sur internet. Bien évidement cette initiative est à saluer surtout, et à ma grande surprise, qu’il n’y en a pas eux d’autres durant cette journée citoyenne !

Je me suis alors posé la question de savoir pourquoi une affaire attirerait plus l’attention qu’une autre ? Qu’est ce qui fait qu’on retienne un nom, plutôt qu’un autre ? Pourquoi certaines injustices sont elles hyper-médiatisées et d’autres quasiment ignorées ? Autant de questions auxquelles je ne trouve pas de réponses. Bien évidement le but n’est pas de faire de la quantification ou des comparaisons entre les souffrances, mais justement partant du principe que toutes les souffrances sont égales, pourquoi alors une telle compassion sélective ? Plus inquiétant encore, on a le sentiment que la nature des prises de positions et des idées exprimées détermineraient au préalable l’importance de la couverture médiatique ainsi que la mobilisation que susciteront les poursuites judiciaires ou l’incarcération de ceux qui les expriment !

Le phénomène de la compassion sélective n’est pas nouveau. Faut-il certainement y voir la prédominance des médias de masses qui ont formaté l’information en la réduisant à des symboles qui ont pour but de susciter de l’émotion. Selon le pays, la culture et l’histoire du consommateur de l’information, sa réaction face à l’information n’est pas la même. C’est donc tout naturellement que pour les médias occidentaux, un blogueur égyptien incarcéré pour avoir sévèrement « critiquer » l’Islam, est beaucoup plus accrocheur médiatiquement qu’un avocat père de deux enfants, époux d’une femme remarquable, torturer et jeter en prison pour un texte qui dénonce l’état des prisons tunisiennes et les exactions qui s’y pratiquent. Les médias alternatifs qui ont émergé avec les nouvelles technologies de l’Internet, avaient initialement pour objectif de se soustraire à cette information du symbole et de l’émotion. Mais semblent en fin de compte succomber aux mêmes tentations simplificatrices et stéréotypées.

Cela n’est pas seulement le fait des médias français, ou des sphères qui ne sont pas directement concernées par ces pratiques, ce phénomène existe aussi dans les pays touchés par des cas de censures et de représailles. Le net tunisien est un bon exemple de ce renoncement et de cette fascination pour des cas surmédiatisés alors que la majorité de ses acteurs ignorent presque tout de certains de leurs compatriotes emprisonnés ou poursuivis pour des faits similaires. Alors que l’affaire Karim Amer a suscité et suscite encore un fort élan de solidarité, certains blogs arborent même les affiches de soutient au blogueur égyptien, à l’époque de l’enlèvement de Maître Mohamed Abbou, son procès monté de toute pièce et sa condamnation injuste à 3 ans et demi de prison, n’avait que très peu ému le net tunisien en dehors des sites militants. Le triste 2ème anniversaire de son incarcération, n’a suscité que quelques lignes de commentaires sur des billets qui en parlaient à peine. Encore plus consternant, à ma connaissance et j’espère me tromper, l’affaire Abbou n’a pas tant passionné la blogosphère égyptienne ni les autres blogosphères arabes non plus.

Il ne faut pas non plus oublier que la médiatisation du cas Amer est sûrement aussi le fruit de la mobilisation de la blogosphère égyptienne qui fait un travaille remarquable aussi bien sur Internet que sur le terrain. Pour le cas Abbou, Mais aussi de celui de Mohamed Fourati lui aussi poursuivi et condamné par contumas à 14 mois de prison pour deux textes publiés sur Internet. Le juge Mokhtar Yahyaoui, révoqué pour avoir demander l’indépendance de la justice dans une lettre publiée sur Internet, pour autant de noms, parmi tant d’autres, le soupçon de volontarisme que les blogueurs tunisiens emploient pour médiatiser le cas d’un blogueur égyptien ou d’un journaliste marocain, ne semble pas au rendez-vous pour des cas censés plus proches.

Encore une fois le but de ce billet n’est pas de quantifier la solidarité qu’on se doit à tel ou tel personne. Je ne peux que me réjouir qu’on parle autant de Karim Amer, mais j’aurais aimé que cela ne soit pas au dépend d’autres victimes de l’absurdité des dictatures qui sévissent encore dans le monde. Il ne faut pas que toutes ces victimes subissent la double injustice d’être à la fois sanctionnées pour avoir exprimer leurs idées et oubliées par ceux a qui elles étaient destinées.



lundi 12 mars 2007

Mr Aouidni Salem a bien été victime d’actes de torture




Ici le contenu alternatif ()




e 24 du mois dernier, j’ai relaté l’agression dont a été victime Aouidni Salem, un jeune trentenaire tunisien, dans des troublantes circonstances. La victime, qui avait été admise, deux jours au par-avant, aux urgences du CHU de Sfax après y avoir été déposée par deux policiers, soufrait alors de graves blessures et de profondes lésions internes qui avaient nécessité une colostomie. Une intervention lourde qui laissait déjà les médecins inquiets quant aux éventuelles complications.

Aux dernières nouvelles et après un entretien téléphonique que j’ai eu avec le membre de l’équipe médicale qui m’avait, au départ relaté ces faits, la santé du patient s’est considérablement dégradée depuis l’opération. Des problèmes sérieux se sont depuis déclarés qui ont nécessité une reconsidération des possibilités de guérison du patient. Aux risques d’infection très élevés dans ce type d’opérations, se sont additionnées des insuffisances dans la purification du sang, engendrées par les traumatismes internes. Un système de drainage sanguin à même été mis en place pour palier à cette insuffisance. Une opération très éprouvante pour le patient qui subit déjà des effets postopératoires particulièrement contraignants.

Aouidni Salem n’est pourtant pas au bout de ses peines. Depuis la semaine dernière, la direction de l’hôpital exerce des pressions sur lui pour qu’il quitte l’établissement, même si son état de santé ne lui permet pas encore de rentrer chez lui. Ni les demandes incessantes des membres de sa famille, ni les objections soulevées par certains médecins, ne semblent dissuader les responsables de l’hôpital. Un retournement spectaculaire de situation qui, toujours selon mon interlocuteur, est du aux pressions faites par la police et les membres de la famille du policier impliqué dans cette affaire ! Ce qui ne laisse aucun doute sur la responsabilité de la police dans ce qui arrive à cette malheureuse victime.

En effets, depuis son admission, la victime n’a eu de cesse de désigner la police comme étant responsable de ses blessures. Le personnel médical partageait également la même conviction. Le chef de service, le professeur Ben Amor s’était même engagé à faire un rapport dans ce sens à ses supérieurs et à témoigner pour la victime le cas échéant. Aussi, dans les jours qui ont suivi la révélation de cette affaire et selon le témoignage d’une personne travaillant à l’accueil de l’hôpital, plusieurs membres d’ONG tunisiennes (pas plus de précision sur les noms de ces organisations) ont fait le déplacement au chevet du patient lui promettant leurs aides. Les soutiens du personnel médical et des associations de défense des droits de l’homme ont eu pour effets d’encourager la victime à envisager de porter plainte contre la police.

La réaction de la police ne s’est pas faite attendre. Deux membres de la famille du policier, présumé responsable de cette agression, ont rendu visite à la victime pour la menacer ouvertement de représailles si elle s’obstinerait à vouloir porter plainte. Ces individus, dont un serait le frère du policier, ont également menacé le personnel médical ainsi que la direction de l’hôpital. Toujours selon mon interlocuteur, des responsables de la police locale ont contacté la direction pour qu’ils renvoient illico presto le patient encombrant arguant des troubles à l’ordre publique que son maintient au sein de l’établissement pourrait engendrer.

Des agissements qui, comme chacun peut le comprendre, ont eu un effet négatif sur l’état physique et psychologique du patient qui vie depuis dans une peur permanente des représailles de la police mais aussi de se retrouver abandonner à lui-même. Les pressions conjuguées de la police et des membres de la famille ont donc porté leurs fruits. La direction de l’hôpital a fait savoir à Mr Aouidni qu’il n’était plus la bienvenue et qu’il lui fallait trouver un autre endroit pour se soigner ! Le professeur Ben Amor, qui était pourtant très affecté par ce qui est arrivé à son patient, ne veut plus en entendre parler, revenant du coup sur ses promesses d’apporter son témoignage à la victime.

Le cauchemar que Mr Aouidni vie depuis maintenant une quinzaine de jours n’est donc pas prêt de s’arrêter. Maintenant qu’il ne persiste plus aucun doute sur le caractère criminel et intentionnel des actes qu’il a subi, il risque les représailles de ses bourreaux mais aussi d’être privé de soin par l’hôpital dont les responsables agissent aux mépris de l’éthique de leur profession. Les derniers développements nous font également poser des questions sur le silence des ONG tunisiennes qui se sont déplacées sur place. Connaissant, et à juste titre, leurs actions bien médiatisées pour les droits des militants et des prisonniers politiques, nous ne pouvons que relever leur silence assourdissant s’agissant du cas de Mr Aouidni.

samedi 24 février 2007

Encore un cas abominable de torture ?




Ici le contenu alternatif ()



e viens de m’entretenir avec une personne faisant partie du personnel du CHU de Sfax. Cette personne m’a relaté une histoire qui s’est déroulée le 22 février alors qu’il était en service.

Vers 2 heures du matin, deux policiers, un en uniforme et l’autre en civil, débarquent dans le service des urgences de l’hôpital en transportant un jeune homme évanoui et présentant, sur tout le corps, des blessures visibles. Le policier, qui, selon le témoin, été très nerveux, demande à voir un médecin en urgence. Le médecin de garde du service des urgences, découvre alors un jeune homme d’une trentaine d’année portant des vêtements à moitié déchirés et maculés de sang et dont la tête, notamment le cuire chevelu, et le visage, présentaient plusieurs blessures et contusions.

Selon le témoignage de mon interlocuteur, toutes les personnes présentes étaient horrifiées par le spectacle quand le médecin a hotté les vêtements du jeune homme. En plus des bleus qui lui couvraient une bonne partie du corps, toute la partie du bas du dos présentait des blessures profondes et des plaies ouvertes au niveau de l’anus et du bas de l’abdomen. Le médecin constate avec frayeur les dégâts sur le conduit anal du patient mais également, les lésions internes qui affectent le rectum et le côlon. Le médecin de garde envisage immédiatement le recours à la chirurgie mais doit attendre le lendemain pour pouvoir le faire. En effet, pour éviter les complications pour une opération aussi délicate, le patient devait être à jeun. Il s’emploie alors à soigner les blessures de la tête et du haut du corps et ordonne ensuite le transfert immédiat de la victime au bloc opératoire.

L’équipe du matin prend ensuite le patient en charge et le Professeur Mohamed Ben Amor, chef du service chirurgie du CHU de Sfax, pratique alors une « colostomie », une opération qui consiste à relier le gros intestin à la paroi de l’abdomen pour permettre ensuite de le relier à un système d’évacuation des selles en replacement du conduit anal. Il tente de réparer les blessures causées ailleurs sur le système digestif et constates des dégâts tels, que certains seront « certainement irréversibles ». Selon le médecin qui c’est confié à son équipe : « les dégâts causées sur le conduit anal et sur l’anus sont tellement considérables, que je ne sais pas si une « anastomose » est encore possible (opération consistant à rétablir la continuité de l’intestin)…de toute façon l’opération n’est envisageable qu’après la cicatrisation des blessures et cela, à mon avis ne sera pas possible avant plusieurs mois… ». En attendant le patient est pour l’instant à l’hôpital sous surveillance médicale, mais sa vie, toujours selon l’avis du médecin, « n’est plus en danger ». Le médecin de garde a, quant à lui, estimé que « le fait que ce jeune homme nous est arrivé en vie à l’hôpital est un miracle en soit, tant les blessures étaient sérieuses ».

Mais alors qu’est il arrivé à ce jeune homme ? La question a déjà été posée par le médecin qui avait reçu les deux policiers transportant la victime, ou plutôt à l’un deux, puisque le policier en civil s’est éclipsé à l’instant même où le personnel médicale avaient récupérés le patient. D’abord se refusant à tout commentaires et visiblement nerveux et exaspéré par les questions du médecin, le policier fini par déclarer : « mes collègues avaient été appelés à intervenir sur une bagarre qui avait dégénéré. Arrivés sur les lieus, ils ont du faire appel à la force pour séparer les jeunes qui se battaient violemment. Ils se sont alors, une fois l’intervention achevée, rendu compte des blessures de ce jeune homme ». Le médecin insiste alors sur le fait que dès que la victime avait repris conscience, elle n’avait de cesse de crier que se sont les policiers qui l’avaient mis dans cet état, après l’avoir « passer à tabac ». Le policier avoue alors qu’ils (ses collègues) n’étaient pas vraiment sur de ce qui c’est passé » en rajoutant qu’ils ne savaient pas « qui a frappé qui » !

Toujours selon mon interlocuteur, visiblement choqué et ému par ce qu’il avait vu, « la cause de cette blessure au niveau du conduit anal n’est pas du à l’insertion d’un objet comme on le pensait au départ surtout qu’on avait déjà vu dans nos services des victimes de ce genre de sévices. En se basant sur les déclarations du policier et la nature des blessures engendrées, il semblerait que cela aurait été causé par plusieurs coups de pieds violents avec la pointe de la chaussure au niveau du postérieur et du bas du ventre de la victime ». Quant aux déclarations du policier il n’y croit pas un mot : « l’attitude du policier est suspecte. Bien que je ne pense pas qu’il soit l’auteur de cette agression, il savait très bien ce qui s’était passé et il essayait visiblement de couvrir cette bavure.»

Pour le moment, personne ne sait avec certitude pour quel motif ce jeune homme aurait été torturé, ni dans quelles circonstances cela aurait été fait. Ce qui est sur c’est qu’il n’était pas en détention ou en garde à vu au moment des faits. Je n’ai pas non plus d’information sur son identité. Sur les policiers tout ce que je peux dire aujourd’hui c’est que le policier en uniforme est un quinquagénaire de grande taille aux cheveux poivre et sel faisant partie de la police locale.

Les auteurs de cette abominable agression. Seront-ils un jour inquiétés pour leurs actes ? Rien ne nous laisse aujourd’hui l’espérer à part la volonté du médecin de « faire un rapport à ses supérieurs hiérarchiques » et son engagement de témoigner dans le cas ou la victime souhaiterait porter plainte.

Mais pour cela, faut-il que la victime porte plainte et que la justice tunisienne, dont chacun connaît la passivité devant de telles affaires, en tienne compte.

mercredi 14 février 2007

S'exprimer n'est pas un crime ! Liberez Karim Amer !



Chers sympathisants,


Kareem, un jeune étudiant de 22 ans, a été emprisonné et mis en confinement solitaire à Alexandrie, en Egypte, pour avoir défendu les droits des femmes et dénoncé sur son blog l'oppression exercée par le gouvernement de son pays. Son procès s'ouvre dans une semaine. S'il restait en prison, sa vie pourrait être menacée.

Un mouvement mondial de mobilisation en faveur de sa libération s'est immédiatement mis en place grâce à Internet. Liberté Chérie est à la tête du mouvement pour la partie française.

Jeudi 15 février sera une journée de mobilisation mondiale. Des événements divers seront organisés à Londres, Washington, Bucarest, Rome, Ottawa, et New York. Nous vous donnons rendez-vous :

Jeudi 15 février de 13h à 14h devant l'Ambassade d'Egypte à Paris 56 avenue d'Iéna Métro Iéna

Il s'agit de manifester notre soutien à Kareem. La liberté d'expression doit être sans cesse défendue. Plusieurs actions sont prévues lors de ce rassemblement.

N'oubliez pas de vous rendre sur http://www.freekareem.org/ et de signer les pétitions sur www.petitiononline.com/KAmer (en anglais) et sur http://www.hamsaweb.com/c2/home.php?id=Kareem2 (en arabe).

En comptant sur votre soutien,

Cordialement,

Vincent GINOCCHIO, Président
Christophe MAILLARD, Secrétaire Général et Porte-parole
Vincent PONCET, Responsable du Pôle Idées
Guillaume VUILLEMEY, Responsable du Pôle Actions et des Comités Locaux
Jacques de GUENIN, Responsable des relations avec les partenaires

Reçu par mail

dimanche 24 décembre 2006

jeudi 21 décembre 2006

Action Note Blanche








Pour plus de renseignements : المدونة التونسية





* Ce billet a été modifié le 22/12/06

samedi 25 novembre 2006

"Corps otages", otage de la censure !

Soutien à Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi auteur dramatique et metteur en scène tunisiens

Nous apprenons qu'en Tunisie la commission consultative dite d'orientation théâtrale a recommandé la censure de la pièce Khamsoun("Corps otages").

Cette recommandation est effective depuis qu'elle a été entérinée par le ministre de la Culture. Faut-il rappeler que les auteurs de cette pièce, Jalila Baccar et Fadhel Jaïbi, ont été au coeur du renouvellement théâtral en Tunisie et dans le monde arabe? Depuis trente-cinq ans, ils ne cessent, de pièce en pièce, de révolutionner cet art et de l'enrichir par des innovations scéniques animées par un esprit critique qui dénonce les défauts, les manquements et les chimères de leur société. Leur oeuvre est, en outre, mondialement reconnue et célébrée. Et ceux qui ont eu le privilège d'assister en juin dernier à Paris au spectacle de leur pièce (à l'Odéon Théâtre de l'Europe), désormais interdite dans leur pays, ont été impressionnés par sa performance littéraire et artistique ainsi que par sa juste portée politique.

Ne répercute-t-elle pas par les purs moyens du théâtre la violence intégriste et l'idéologie rampante qui la sous-tend et qui, insidieusement, se répand pour légitimer le crime? Comment un régime construit sur la modernité prive-t-il la société qu'il gouverne d'un travail de représentation émanant de sa réalité et destiné à aider les citoyens à mieux saisir les ressorts de la crise qui bloque les évolutions, favorise les régressions et pénalise l'avenir? Nous nous élevons avec force contre cet acte de censure qui prive les artistes de leurs moyens de vie et de leur raison d'être.

Signez la pétition de soutien


Fadhel Jaïbi fait honneur au théâtre tunisien.



Grand nom de l'art théâtral tunisien arabophone, Fadhel Jaïbi s'est forgé une stature unique. Elle lui garantit une liberté de parole et de création qui, sans jamais être définitivement acquise, lui permet néanmoins de travailler sans avoir à transiger ni avec le pouvoir, ni avec le marché. Son théâtre a été applaudi à Beyrouth, à Damas, au Caire. Ses derniers spectacles – Comedia, Familia, Les Amoureux du café désert, pour ne citer que ceux-là – ont tourné en Italie, en Espagne, en Hollande, en Suède, au Portugal, en Belgique et en France. Avec Corps otages de Jalila Baccar, il confirme encore une fois, en se représentant à guichets fermés au théâtre de l’Odéon, qu’il est un grand nom du théâtre mondial.

De retour de France, où elle a rencontré Allah après une fascination pour le marxisme pur et dur, la fille d’un couple de militants gauchistes se retrouve impliquée dans le suicide mystérieux d’une jeune amie enseignante qui a décidé, un vendredi 11 novembre, de se faire exploser dans la cour de son lycée. L’acte, qui plonge le pays dans le désarroi et met en branle le redoutable dispositif anti-terroriste, place face à face un régime politique autoritaire, une société civile et des démocrates plus laminés que jamais, des islamistes clandestins aux funestes desseins et des citoyens dociles ou indifférents.

D’une grande économie de moyens, Corps otages, donne vie à des personnages qui ne sont jamais de simples représentants d’un courant d’idées ou d’un groupe social : ce spectacle qui se place au centre d’un affrontement idéologique et d’une faillite sociale et politique laisse pourtant émerger des individualités : le jeune femme qui se fait exploser, mais surtout son amie, emprisonnée et torturée à la suite de cet événement, la mère de cette dernière, qui doit concilier l’amour qu’elle porte à sa fille et l’incompréhension qu’elle ressent pour ses idées et ses choix de vie. L’ancien tortionnaire, enfin, que la mère écoute parler avant de le confronter à son mari, une de ses anciennes victimes.

Une pièce poignante d’une mise en scène saisissante de dépouillement mais au même temps de présence scénique. Les acteurs évoluent sur scène tels des danseurs de ballets en effectuant des danses des fois à peines perceptibles. Une mise en scène qui ne fait que renforcer la charge émotionnelle dégagée par le jeu des acteurs. Du grand théâtre qui dépeint la réalité tunisienne sans aucune concession.

KB


jeudi 23 novembre 2006

vendredi 3 novembre 2006

We will never forget




«Abou Gharib» d’Irak et «Abou Gharaib * »
de la Tunisie



Nombreux sont ceux qui ont été choqués d’entendre ce qui s’est passé à nos frères irakiens à la prison d’Abou Gharib par les forces d’occupation (torture, atteinte à la dignité, agressions sexuelles) et ont exprimé leur profonde émotion pour ce qu’ils ont vu.

Cependant, celui qui suit l’actualité sera étonné et s’interrogera sur cette réaction courroucée surtout si l’on sache que ce qui a été rapporté sur les violations à la prison d’Abou Gharib ne dépasse pas dans son horreur ce qui se passe dans les prisons tunisiennes et les locaux des diverses unités de sécurité et postes de sûreté et au siège du ministère de l’intérieur sans que tout cela ne suscite un intérêt semblable.

Cela a-t-il un rapport avec « la lampe de Bab Menara qui « ne s’allume que pour les étrangers» 1 ou s’agit-il alors de troubles de la vue qui engendrent une presbytie accompagnée d’une myopie qui fait que nous ne pouvons voir nos frères qu’à une distance minimale de 2400 km ?

Une réponse objective ne peut négliger l’effet de l’information. En fait, le scandale d’Abou Gharib a été relayé par tous les médias étrangers et locaux au point que la chaîne Tunis 7 a diffusé les photos de la torture et que les journaux de la désinformation ont fait de même.

C’est ainsi qu’un large public a pris connaissance de ces informations contrairement aux échos des violations en Tunisie qui n’ont été diffusés que sur Internet, non accessible à tous, ou grâce à la chaîne «Almustakilla» qui a connue une forte audience durant une certaine période avant que son propriétaire ne découvre les mérites et privilèges de la «modération».

Cela explique encore pourquoi le large public en Tunisie ne soit pas au courant des horreurs commises dans le pays par des compatriotes.

Un autre facteur, cette fois d’ordre culturel, explique le phénomène, à savoir la haine de l’étranger et le refus de l’occupant tout en acceptant la dictature locale pratiquée par un tyran de confession musulmane. Cela trouve appui dans l’idée alimentée par quelques juristes musulmans et qui stipule que vivre 70 ans sous la dictature est mieux que la «Fitna » (discordance).

Aussi est-il que le tunisien qui critique les américains n’a rien à craindre contrairement à la critique adressée à un compatriote pour laquelle il pourra payer une lourde tribu, ce dont beaucoup ne désirent pas le faire.

Cette problématique du sacrifice est d’une importance majeure pour notre sujet. Si on prend, à titre d’exemple, les avocats qui plaident dans les affaires politiques, on constatera que leur nombre est faible en Tunisie. Pour les autres pays arabes, j’ignore leur proportion, à part le fait que près de 2000 avocats se sont portés à la défense du doyen des dictateurs arabes, Saddam Hussein, avant qu’ils ne renoncent à voyager en Irak lorsqu’ils ont réalisé que leur vie sera en danger. A mon avis, cette attitude contredit leur foi dans l’affaire qu’ils défendent, que cette défense ait pour but seulement de garantir un procès équitable à un homme ou la défense d’un leader exceptionnel dont les femmes n’accoucheraient plus jamais d’un semblable.

Tout modestement, et j’espère avoir tort, il y’a parmi nous des gens qui ne veulent pas perdre la qualité de militant devant le public sans qu’ils soient pour autant prêts à assumer les lourdes conséquences que peut engendrer leur lutte. La défense de la cause palestinienne ou irakienne leur offre une échappatoire qui leur permet de mener une lutte confortable et cela sans qu’ils soient capables de fournir un soutien effectif à nos frères en Palestine ou en Irak. Tout ce qu’ils font c’est de consolider le pouvoir du dictateur local en détournant les gens de le confronter et en dirigeant leur regard vers d’autres.

Les irakiens sont capables, à eux seuls, de mettre fin à l’occupation. Parmi eux, il y’a ceux qui mènent avec brio et efficacité une opposition politique. D’autres ont choisi la résistance armée pour renvoyer l’occupant et ont témoigné d’un courage et de hautes capacités guerrières pouvant se passer de tous nos efforts pour les soutenir.

Quant aux tunisiens, louange à Dieu qu’ils ont eu le mérite que quelques jeunes des leurs aient participés à la lutte de leurs frères en Palestine et en Irak. La honte en Tunisie ne nous vient pas des sionistes ou des américains mais des mesures et des jugements trop sévères prononcés, au nom du peuple tunisien, contre ceux qui rêvaient de participer à la lutte palestinienne comme les jeunes internautes de Zarzis et les jeunes de l’Ariana sans qu’il soit prouvé qu’ils aient commis des actes criminels en Tunisie.


La honte nous touche également du fait que les violations commises par les américains à la prison d’Abou Gharib (torture, chocs électriques, agressions sexuelles et déshabillement des détenus) n’a pas égalé l’horreur de ce que des tunisiens ont fait avec leurs compatriotes, notamment par l’arrachement des ongles, l’introduction de bâtons dans l’anus, la brûlure aux cigarettes, l’introduction des fils dans les parties génitales, la sodomisation des jeunes filles et garçons et le fait de forcer les victimes à manger de leurs excréments.

A cela, il faut ajouter l’élargissement du cercle de la répression aux familles et d’autres techniques qui font honte à tous ceux qui se sont tus face à ces pratiques, à commencer par les chefs des tortionnaires en passant par le peuple tunisien et en arrivant au président de l’Etat chargé, par la Constitution, de veiller au respect de la Constitution et de la loi. Ce dernier, soit ignore ce que commet les fonctionnaires de l’Etat, et dans ce cas n’est pas apte à cette fonction, soit sait ce qui se passe ou l’ordonne et dans ce cas il ne mérite pas de gouverner les tunisiens, ni les Hutus et les Tutsis.

Et à ceux qui justifiaient la répression au début des années 90 par l’impératif de confronter à un mouvement puissant qui menaçait l’ordre public, la stabilité et la marche ordinaire des institutions ; en admettant leur hypothèse l’on est en droit de s’interroger comment peuvent-ils expliquer la poursuite des atteintes dont étaient victimes les islamistes, les islamistes présumés, les gens de la gauche et même les prévenus du droit commun ? Comment peut-on expliquer les agressions contre le prisonnier Nabil El Ouaer dans sa cellule à la prison de Borj Erroumi et sa sodomisation par quatre autres prisonniers

sur ordre de l’administration pénitentiaire ? Comment expliquer les obstacles érigés devant la justice l’empêche de jouer son rôle et instruire les plaintes des victimes contre les agents de l’Etat et les détenteurs du pouvoir.

Qu’on le dise franchement que l’occupation de l’Irak a eu des retombées négatives sur les tunisiens qui paraissent être démoralisés ce qui se manifeste dans leur désintérêt à l’actualité surtout nationale alors qu’on s’attendait que les efforts se conjuguent pour chercher une issue à la crise du pays.

Quant à nos rêves panarabes, il est clair que les dirigeants n’en ont rien fait avec leurs slogans et leurs armées et il ne reste de solution que la lutte de tous les arabes dans leurs pays pour se débarrasser de la dictature et l’instauration de régimes démocratiques qui expriment la volonté populaire et c’est à ce moment que l’union arabe sera concrétisée et qu’on trouvera la solution pour la cause palestinienne et toutes les autres causes.

J’adresse un message à nos jeunes qui veulent combattre au sein de la résistance irakienne et qui ont été arrêtés et déférés devant la justice pour avoir simplement pensé aller en Irak sur la base de la loi sur le terrorisme, je les supplie personnellement de choisir la Tunisie comme terre pour mener le combat. Et si celui-ci est armé en Irak, ils n’auront besoin en Tunisie que du courage de dire non face au dictateur qui comme ses pairs dans d’autres pays arabes, est la cause de notre sous-développement.

Cela exige aussi de se débarrasser soi-même des comportements inadéquats qui portent préjudice à notre patrie comme les pots-de-vin, les combines, l’égoïsme et l’hypocrisie. Il exige aussi d’avoir un minimum de culture et de connaissances car le courage à lui seul ne suffit pas. On a l’exemple des afghans qui, après avoir libéré leur pays, se sont tournés les uns contre les autres en raison de l’absence d’un projet politique clair et l’incompréhension des exigences de la vie contemporaine et de la culture démocratique.

Je rappelle aussi à ces jeunes que leur départ pour soutenir la résistance irakienne n’est utile ni aux irakiens ni aux tunisiens. Le seul qui en profitera sera le régime au pouvoir qui se présentera comme un allié engagé dans le projet américain de lutte contre le terrorisme alors que c’est lui qui pratique le terrorisme, l’institutionnalise et l’alimente par la répression, l’oppression, le trucage des accusations contre les innocents et le blocage de toute voie d’alternance pacifique dans le pays.

J’appelle également ceux qui boycottent les produits américains de commencer par le boycott des produits et entreprises détenues par les familles soutenues par le pouvoir politique et qui ont ramassé des fortunes énormes dans peu de temps. L’établissement d’une liste des ces produits et entreprises est un devoir national dans lequel doit s’engager tous les citoyens en l’absence d’une autre solution pour maîtriser leur avidité.

Lorsqu’on arrive à arranger notre ménage intérieur et qu’on puisse créer un vrai changement dans notre pays, on pourra à ce moment viser plus haut.



* « Abou Gharaib » C’est un jeu de mot qui veut dire, mystères de la Tunisie

1 - Proverbe tunisien

Maître Mohamed Abbou, Tunis le 25 Aout 2004



Source : Verité-Action

dimanche 12 février 2006

Abdelghaffar Guiza en Danger de mort





Comité international de soutien aux internautes de Zarzis Présidente : Hélène Flautre, Parlementaire européen Porte Parole : Térésa Chopin, mère d’Omar Chlendi www.zarzis.org

Communiqué

Abdelghaffar Guiza en danger de mort

Nous apprenons que l’état de santé de Abdelghaffar Guiza, l’un des « internautes de Zarzis », s’est considérablement aggravé ces derniers temps au point que sa famille craint pour sa vie. Ni son transfert à l’hôpital pour quelques jours, ni les soins qui lui sont actuellement prodigués ne peuvent améliorer son état de santé qui nécessite un transfert immédiat dans une unité de soins appropriée.

Nous rappelons que la tuberculose dont souffre Abdelghaffar Guiza a empiré suite aux mauvaises conditions de détention et à la privation de ses médicaments. Il a mené plusieurs grèves de la faim (cf. communiqué du 21.11.05) en protestation contre le refus de l’administration pénitentiaire de le faire bénéficier de ses droits les plus élémentaires aux soins et à l’assistance médicale qu’il ne cessait de réclamer vu la grave détérioration de son état de santé allant jusqu’au vomissement de sang. Début novembre, il avait été admis au service de pneumologie de l’hôpital de l’Ariana sans qu’aucun membre de sa famille n’ait été informé, puis renvoyé en prison où il avait entamé une nouvelle grève de la faim.

Le Comité international de soutien aux internautes de Zarzis lance un appel aux autorités tunisiennes pour que Abdelghaffar Guiza reçoive dans l’urgence les soins appropriés à son état de santé. Il considère que l’Etat tunisien, en ignorant les appels de Abdelghaffar Guiza et de sa famille, prend la responsabilité des conséquences que ce refus peut avoir sur la santé et sur la vie de ce détenu. Il rappelle les conditions inhumaines de détention de Abdelghaffar Guiza et de ses camarades, entraînant la détérioration de leur état de santé, comme le prouve le cas de Omar Chlendi enfermé avec 100 autres détenus dans une cellule de 90 m2, et dont le genou nécessite une opération urgente (cf. rapport de visite de sa mère du 6 février 2006). Il appelle les organisations nationales et internationales à œuvrer en faveur de la libération de ces six internautes condamnés, sans preuve, au cours du même procès, le 6 juillet 2004, à 13 ans de prison, pour le seul « crime » d’avoir surfé sur internet.

Fait à Paris, le 11 février 2006

Pour le Comité Térésa Chopin, Porte parole Et mère d’Omar Chlendi

Contactez le comité de soutient (France)