Affichage des articles dont le libellé est Elections. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Elections. Afficher tous les articles

vendredi 16 octobre 2009

Élections présidentielles en Tunisie : Prêts pour les résultats de 2009 ?


Comme la méchante sorcière du conte de "La belle au bois dormant" qui demande quotidiennement à son miroir : qui est la plus belle ? Notre président, demande tous les cinq ans, à son peuple, de lui dire à quel point il est le grand président qu'il aurait aimé être. Grand Président : il s'est même engagé à l'être dans un discours historique, un jour, qui ne l'est pas moins, le 7 novembre 1987.

22 ans de règne plus tard, les mots de ce discours sonnent plutôt comme ceux d'un conte imaginaire que ceux de notre réalité amère. Plus triste encore, ils peuvent être ceux qu'on pourrait dire aujourd'hui de sa présidence...

Punica Fides
www.nawaat.org | www.yezzi.org


mercredi 21 janvier 2009

« Statut avancé » accordé à la Tunisie : À quand les explications d’Abdelwaheb Abdallah ?


Abdelwaheb Abdallah, ministre des affaires étrangères tunisien. (AP Photo/Stephen Chernin)


Dans un dernier article j’ai formulé mes « sérieux doutes » sur l’honnêteté des déclarations de notre ministre des « affaires mensongères » sur le « statut avancé » que l’UE aurait accordé à la Tunisie.

La vérité c’est qu’il ne s’agissait qu’une candidature tunisienne qui sera étudiée avec « bienveillance » par l’UE. Il ne fallait pas enquêter pendant des mois, juste quelques vérifications de bon sens suffisent pour comprendre que notre ministre ne faisait que prendre nos « vénérables » conseillers pour des andouilles.

Et comme d’habitude dans ce genre de magouilles médiatico-propagandistes, c’est à une obscure agence de presse à l’indépendance douteuse de diffuser la bonne nouvelle. Après, il ne reste plus aux Médias officiels et autorisés qu’à reprendre « l’information » en faisant monter la sauce avec des analyses pseudo-objectives. Même l’opposition s’est faite prendre et a ressorti illico les déclarations de circonstances.

Mais voilà, mes « doutes » semblent avoir entamé la certitude des rédacteurs du site internet espacemanager.com, un des sites qui ont relayé les déclarations du ministre. 3 jour après la publication de l’article par l’express.fr, ils se sont fondus d’un article qui exprime leurs désarrois de « ne plus rien y comprendre » et se demandent : « ce qui retenait nos politiques à nous éclairer encore plus sur la question. ».

On ne peut qu’être de leur avis, surtout qu’ils ont repris une bonne partie des arguments pour enfin reconnaitre que « le communiqué de la partie européenne évoqué par l'agence APA et repris par plusieurs journaux s'avère être introuvable sur les supports de diffusion de l'Union européenne a-t-on appris du journal français l'Express. » Sans aller jusqu’à mettre le lien de l’article. Mais c’est peut être trop leur demander !

Pour le correspondant tunisien de JeuneAfrique.com les choses sont plus claires. En oubliant de revenir sur les déclarations du ministre, le journaliste nous rappelle la décision du dernier conseil d’association qui se trouve disposé « à étudier avec bienveillance » cette demande. « Mais l’on n’est qu’au début du processus de réflexion par un groupe de travail conjoint dont les travaux n’ont pas encore démarré » s’en presse-t-il de préciser.

Devant « les doutes » qui commencent à gagner des rédactions en général peu farouches, il fallait que quelqu’un vienne au secours de notre optimiste ministre. C’est le bimensuel l’Economiste Maghreb qui s’y colle et nous apprend que le chef de la délégation européenne en Tunisie est « très confiant quant aux chances réelles de la Tunisie d’accéder, dans les meilleurs délais à «un statut avancé » ». Tellement confiant qu’il a même déclaré que « la Tunisie est suffisamment avancée dans son rapprochement avec l’Union européenne pour accéder à ce statut ». Nous sommes donc « suffisamment » avancés pour obtenir le « statut avancé » ! Nous voilà donc à moitié rassuré !

Parce que, du coté des autorités, du ministère concerné plus précisément, toujours aucune réaction. Silence radio ! Pourtant notre ministre à beaucoup à nous dire. À commencer par s’expliquer à propos de cette « faute de gout » diplomatique. Mais surtout nous informer du déroulement et du contenu de ces négociations avec l’UE qui au cas où il l’aurait oublié, concerne en premier lieu les tunisiens eux-mêmes.

Il serait par exemple intéressant de savoir si le gouvernement tunisien s’apprête à engager les réformes nécessaires dans le domaine politique pour préparer la future accession au « statut avancé » dans le respect de l’esprit du plan d’action de la politique européenne de voisinage ? À l’approche des prochaines élections présidentielles qui, selon le dernier rapport de suivi de l’EU, posent « des enjeux essentiels pour le fonctionnement du processus démocratique tunisien », le régime en place a encore le temps de montrer sa « bonne volonté ».

Ou va-t-il plutôt profiter du « principe de différenciation », nouvelle invention européenne, qui consiste en des accords de coopérations « sur mesure » ? « Ce rapprochement d’intérêt mutuel pourrait concerner plusieurs secteurs d’activité comme par exemple le commerce, l’environnement, la politique maritime et de la pêche, les transports ou l’énergie. » aurait déclaré l’EU. Il est certain qu’on risque gère de se fâcher en parlant de nucléaire, d’énergies renouvelables ou de TGV. Même s’ils veulent parler poiscaille, l’UE aura du mal à donner des leçons à la Tunisie alors que deux de ses membres, la France et l’Italie, sont soupçonnés, autant que la Tunisie, de « pêche illégale » !


dimanche 6 mai 2007

vendredi 20 avril 2007

François Bayrou : Pour moi, ça aurait été lui !




e choix du conditionnel pour le titre de ce billet, est bien évidement du fait que je ne vote pas en France (Je ne vote pas en Tunisie non plus ! Mais bon, ça c’est une autre histoire !) Mais puisque j’y vie depuis maintenant bientôt 12 ans, il est clair que le choix du président, de la majorité parlementaire, ou du conseil municipal de la ville ou j’habite, ont une incidence plus au moins directe sur mes conditions de vie dans ce pays. A chaque échéance électorale je me prends donc à jouer à l’électeur, non sans une certaine amertume d’être condamner à imaginer ce rôle sans jamais pouvoir réellement l’exercer.

lundi 19 février 2007

Et si c'était lui ?


D’après un sondage IFOP pour Fiducial et LCI, si François Bayrou était au second tour face à Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, il l'emporterait. Le candidat de l'UDF obtiendrait 52 % des voix face au candidat de l'UMP et 54 % face à la candidate socialiste.

Non ce n’est pas une blague. Ce sondage n’est pas bidon…enfin pas plus que les autres sondages. Le « phénomène Bayrou » est belle est bien réel. Déjà depuis le début de la compagne le béarnais (sa région natale) n’a cessé de grimper dans les sondages. Mais delà à devenir vainqueur possible, Il n’y avait que le candidat lui-même pour y croire.

Bien évidement il ne faut pas trop se fier aux sondages, surtout à deux mois du premier tour. Mais on peut par contre constater une progression spectaculaire qui correspond forcement à une tendance dans l’opinion. Entre les premières enquêtes d’opinions qui le plaçaient à à-peine 20% au second tour et les 52% face à Sarkozy de ce sondage, beaucoup de chemin a été parcouru par celui qui se voulait être le troisième homme.

Mais encore faut-il qu’il arrive à passer le cap du premier tour. Il est vrai que sa progression dans les intentions de vote au premier tour est visible mais il n’arrive toujours pas à dépasser les 16%, comme c’est le cas pour ce sondage Ifop qui le plaçait en tête au second tour. Sa position de troisième homme semble donc se confirmer, mais sa progression reste lente : plus 3,5 % des voix par rapport au sondage effectué un mois plus tôt, derrière Ségolène Royal (25,5 %) et Nicolas Sarkozy (32 %). D’autres sondages le placent encore derrière Jean-Marie Le Pen comme c’est le cas du baromètre TNS-Sofres publié dans Le Figaro le même jour, qui l’accréditait de 12% contre 13% pour le leader de l’extrême droite. C’est donc loin d’être gagné et la déculotté de Jean-Pierre Chevènement en 2002 malgré les très bons sondages, est la pour rappeler au candidat UDF de ne pas seulement se contenter de progresser dans les sondages.

Ce qui semble aujourd’hui certain c’est que Bayrou a réussi à créer de l’intérêt autour de ces prises de positions. Quand il fustige le manque d’indépendance des medias français ou le clivage gauche-droite qu'il juge « préhistorique », il marque des points chez les électeurs, toutes sensibilités politiques confondues. D’ailleurs, 83 % des Français seraient favorables à « un gouvernement d'union nationale composé de personnalités politiques de divers camps ». Ce qui le conforte dans sa proposition de nommer un premier ministre d’une autre formation politique s’il était élu président. Ce positionnement permet donc au candidat de séduire au-delà des clivages traditionnels mais aussi, brouille encore plus les prévisions d’un éventuel report des voix au second tour. Parce que, contrairement aux voix FN qui sont globalement de droite, personne ne peut affirmer aujourd’hui pour qui voteront ceux qui voteraient Bayrou au premier tour.

Mais il reste au candidat centriste beaucoup à faire pour être crédible comme candidat du second tour. D’ailleurs, sa 3eme position au premier tour et sa victoire au second (selon ce sondage) montre qu’il est encore, pour beaucoup d’électeurs, un choix « par dépit » et qu’il ne jouit pas encore d’une assise électorale à même de l’imposer au 2ème tour. Mais ce qui est certain c’est que dans tous les cas il faudra compter avec lui pour cette élection présidentielle qui, malgré l’intérêt certain des français, reste d’un niveau très moyen pour ne pas dire médiocre comptes tenus des enjeux. Le candidat centriste réussirait-il à élever le débat ?

Je reviendrai dans un prochain billet sur les idées de Bayrou et sur son programme politique. Bien qu’il n’a pas encore publié de programme définitif (prévu pour la fin du mois), les quelques pistes de réflexion ouvertes sont très intéressantes et méritent qu’on s’y attarde.